Nouvelle scène française « Debout sur le zinc »

Au niveau mélodique Debout sur le zinc adorent ça et essaient d’avoir des textes qui collent avec ces mélodies. On peut aussi se demander si ils se sentent concernés par les situations qui nous entourent , car beaucoup de chansons de l’album de Charybde en Scylla semblent plutôt jouer la carte de l’intimisme, et bien « En attendant le pire » parle quand même des sans papiers… Avec debout sur le zinc, ce n’est jamais frontal. Ils préfèrent se questionner en regardant ce qu’ils risque de devenir si on ne fait pas attention: c’est l’angle d’attaque du groupe depuis ses débuts. Mais faire de la musique au XXIe siècle, c’est déjà un peu un engagement politique, non? Pour rappel leur discographie commence en 1999 avec Debout sur le zinc. Suivi de L’homme à tue-tête en 2001 , Des singes et des moutons en 2004 qui était très acoustique, Les Promesses en 2006 qui lui sonnait très rock, l’opus Récréations en 2007 et les deux dernier avec de Charybde en Scylla en 2008 où ils on trouvé une espèce de moyen-terme tout en essayant d’être à la fois textuels et musical et pour terminer la fuite en avant qui est sortit l’année dernière.
Là je vous fais écouter un extrait de l’album de Charybde en Scylla avec justement En attendant le pire

Nouvelle scène française « Les Ogres de Barback »

Seize ans après leurs débuts dans la rue, et toujours dans la plus totale indépendance, les Ogres ont donné pas loin de 2’000 concerts du premier dans un squat à ceux, récents, à l’Olympia ou au Zénith de Paris et vendu près de 600’000 albums, s’offrant régulièrement Disques d’Argent qui seraient certifiés Or aujourd’hui…. Posez-vous la question : combien de groupes connaissez-vous qui aient fait preuve au long de leur parcours de tant d’inventivité, d’audace, de constance dans la qualité, de détermination, de sens du partage, d’absence de compromis et d’un tel ancrage viscéral à l’idée même de liberté ? Cherchez bien. La jolie histoire des Ogres – qui s’impose comme un parfait modèle alternatif de développement de carrière – est encore loin de son terme. Ces jeunes gens vont continuer à nous accompagner longtemps. C’est une vraie chance.
Extrait Rue de Panam Rue du Temps album sorti en 1997

Nouvelle scène française « Les Hurlements d’Léo »

“Bordel de Luxe », c’est donc la réponse du groupe au découragement ambiant, la même volonté de prendre le monde à bras le corps, de taper du poing sur la table en rappelant des choses essentielles. Les Hurlements d’Léo ont changé quelques têtes ont remis les choses à plat, un peu d’huile nouvelle dans les rouages pour permettre à la machine de prendre un rythme nouveau. La base reste la même mais ce «Bordel» tape davantage au foie, un coup direct, une affirmation rageuse, réplique plus dure à une société qui l’est devenue davantage aussi. Les Hurlements anciens avaient des choses à dire mais le faisaient sur le mode du constat. L’objectif initial de ce dernier disque n’était pas d’être plus politique que les autres mais l’âpreté du monde a laissé des traces dans la carcasse carrossée et la conscience cabossée des musiciens, alors ça fouaille, ça gueule, ça déterre les calumets sans paix et ça part comme une réplique inévitable à la dérive d’une humanité présente à chaque coin de mot. Alors ça donne un son plus rock, renforcé par les influences des nouveaux venus, avec la volonté de coller un son plus lourd à des textes plus abrasifs, le désir d’aller à l’essentiel comme une vertu salvatrice, de crier la rage de l’injuste baignée dans la joie de la renaissance. Opposition et fusion : le noyau des Hurlements a explosé et la réaction est sans chaîne.
Titre Bordel de luxe La Valse de copenhague

CINEMA CHOC « TAXI DRIVER »

Pour ce 7ème et avant dernier film de ma rubrique, j’ai choisi un film américain qui à ma vue n’est pas un grand film, mais, qui aux fil des années est devenu, malgré mon avis, un film culte! Aujourd’hui je vous parle de Taxi Driver écrit par Paul Schrader et réalisé par le grand Martin Scorsese en 1976. C’est un drame psychologique qui remportera la Palme d’Or au Festival de Canne et fut nommé pour quatre Academy Awards, y compris pour celui du meilleur film. Et le rôle principal, un chauffeur de taxi new-yorkais, est attribué au non moins célèbre Robert De Niro.
Vétéran de la guerre du Vietnam, Travis Bickle, joué par Robert de Niro est donc chauffeur de taxi. Ses rencontres nocturnes et la violence qu’il voit tout les jours, lui font perdre peu à peu la tête ce qui par la suite le décidera à délivrer une prostituée mineure de ses macrau et bien d’autres démarches encore.
On écoute la bande annonce que je trouve juste géniale, on en fait plus des comme ça.

Je voudrais vous prévenir pour ce film aussi, comme pour celui d’hier, que vu l’année de sortie, il y prescription, et que je vais vous dévoiler tout ou presque, sur le film. Alors si vraiment vous ne l’avez pas vu! Eh bien à vous de voir, si vous m’écouter… en même temps ça me ferait plaisir que vous restiez…

Travis Bickle est un jeune homme du Middle West qui a récemment été démobilisé des Marines. Il en ressort avec une personnalité déséquilibrée et devient de plus en plus un individu refoulé, en marge de la société. Souffrant d’insomnie, il décide de prendre ce travail de chauffeur de taxi et se porte volontaire pour faire des nuits. Puis il passe son temps libre à regarder des films porno dans des cinémas sordides, et à rouler, sans but dans son taxi.
Il est horrifié par la décadence morale qu’il pense voir autour de lui, ça le mets en rogne, il devient fou. Quand Iris, prostituée de douze ans et demi, joué par la jeune Jodie Foster qui à cette époque a tout juste 14 ans, monte une nuit dans le taxi de Travis, poursuivie par son proxénète, il devient obsédé par l’idée de la sauver, malgré le désintérêt de la jeune fille.

Un autre rôle dans ce film, Betsy qui est tenu par Cybill Sheperd, que vous avez sans nul doute, du voir il y a quelques années dans Clair de Lune, elle joue une assistante du sénateur de l’Etat de New-York et Bickle en est également obsédé. Après une première rencontre a son travail, elle accepte un rendez-vous avec lui, qui va tourner, plutôt, disons pas comme une lady le souhaiterai, il l’emmène dans un cinéma miteux où, contre son gré, elle va voir un film porno. Pas très romantique hein? En même temps y doit pas connaitre grand chose d’autre. Bref, au bout de quelques instants, elle quittera la salle, dégoûtée.
Bickle est plus qu’en colère, car elle ne donne aucun signe de vie c’est là que le personnage de Travis va changer, un anti-héro, complétement taré, une machine à tuer et qui décide pour se venger d’assassiner le sénateur. Mais il échoue en beauté. Du coup il change de cible et s’en prend au proxénète d’Iris. Il fini par le tuer, après avoir tirer sur certain qui lui coupaient le chemin, mais se retrouve lui-même bien amoché suite à cet assaut.

Décortiquons un peut la fin du film, certains ont pu voir dans la scène finale la rêverie romantique d’un Bickle mourant, tandis que d’autres y analysent une fin réelle et positive. Malgré les divergences d’interprétation, le film s’achève de manière harmonieuse, sur la thématique de la rédemption, qui est une des quêtes principales de tant de personnages chez Scorcese.
Mais la fin du film peut cependant être analysée différemment: après que Travis ai déposé Betsy, celui-ci repart dans son taxi. Alors qu’il déplace son rétroviseur pour ne plus avoir à y supporter la vue de son visage peut mettre ici en lumière la honte ressentie par le personnage, et le dégout qu’il porte à son acte, bien que celui ci ait été largement applaudi par la presse New-yorkaise. En décalage avec les louanges des journalistes, Travis semble malgré ça être conscient du caractère barbare de ce qu’il a fait, motivé par une escalade nerveuse purgée de toute raison et d’un désir d’exprimer toute la violence de sa personne. Scorsese met ici en relief le peu d’estime que se voue le personnage, l’idée d’un orgueil largement dévalorisé par le massacre qu’il a commit, et peint surtout le portrait d’un héros malgré lui, d’un homme vedettisé malgré l’horreur de son crime.

Autre interprétation: Travis ne s’intéresse pas charnellement à Betsy qui reste pour lui la femme idéale et utopique. C’est Betsy qu’il regarde brusquement et à plusieurs reprises dans son rétroviseur après qu’il l’ai déposée, sans lui avoir répondu à un seul moment. Peut-être que Betsy n’était qu’un fantasme qu’il retrouvait dans son taxi? Mais la fin est extrêmement pessimiste et d’ailleurs, le film s’achève sur une musique aux accents particulièrement inquiétants. Travis n’est pas guéri par sa violence suicidaire. C’est avant tout la notoriété qu’il recherchait, il voulait à tout prix être reconnu par l’opinion et par les médias. S’il assassine des crapules pour délivrer une petite prostituée qui le repousse, c’est parce qu’il vient d’échouer dans l’assassinat du sénateur. La délivrance est secondaire: il lui faut avant tout se libérer de ses propres frustrations. Travis est en fait un dangereux psychopathe qui peut récidiver à tout moment, alors que l’opinion voit en lui un héros, comme les parents de la petite prostituée.

La musique de fin faite par Bernard Hermann, un compositeur réputé pour son travail avec Alfred Hitchcock, et pour ce film ce fut la dernière composition sur laquelle il travaillera avant sa mort, le film lui a d’ailleurs été dédié.

Revenons au film. En 1976 à New York, année où le film fait sa sortie, la ville connaît un taux de criminalité le plus élevé au monde, cela n’aura pas empêcher Paul Shreader d’écrire ce film en un temps record, 5 jours seulement, une sorte de biographie, car son couple venait de partir en torpille et fréquentait du coup à ce moment de sa vie, les cinéma porno et se voyait développé en lui une obsession morbide pour les armes à feu. Le film fut très critiqué pour sa violence, dans le sens où cette dernière n’a aucune explication à donner, elle explose tout simplement. Pourtant, seuls quatre personnages sont tués. Mais pour ne pas mettre en péril le film côté censure, Scorsese atténuera les couleurs pour rendre le sang moins visible, surtout dans la scène de la tuerie, qui à cette époque était considérée excessivement forte. Même aujourd’hui, elle conserve une puissance émotionnelle indiscutable. Il reste que ce film fut le premier à parler des conséquences de la guerre du Vietnam sur les soldats qui y ont combattu.

Avant que Paul Shreader insiste pour que Scorcese et De Niro se retrouvent devant et derrière la caméra, ce fut d’abord Robert Mulligan, réalisateur de « The Man in the moon », qui était pressenti à la réalisation de Taxi Driver, ainsi que Jeff Bridges pour le premier rôle. Puis Bryan De Palma fut également intéressé pour la réalisation. Mais finalement belle réussite que ce jeux entre Scorcese et De Niro qui s’entendent à merveille. Pour alléger le budget du film les deux compères acceptent même de diminuer leur salaire. A savoir que pour celui de l’acteur c’était 5 fois moins que ce qu’on lui proposait pour jouer dans un film de Richard Attenborough. Et avant le tournage, pour ce film De Niro travaillera douze heures par jour dans un taxi et étudiera les maladies mentales afin d’être complètement dans son rôle.
Bref nous avons là un Martin Scorsese équilibriste, qui fait d’une histoire où il ne se passe pas grand chose, une oeuvre qui nous parle à tous et qui reste complexe malgré les relectures. Il est à la quintessence de son art tel que Robert De Niro qui joue ce rôle de Travis comme personne n’aurait pu le faire. Ce chauffeur dont on ne sait rien, qui se transforme en chevalier en armure jaune sans cause, un antihéros complètement à la dérive et bientôt prêt à tuer.
On parle beaucoup de De Niro mais Jodie Foster est elle aussi extraordinaire dans son rôle. Des images cultes, des répliques culte telle que le fameux « You’re talking to me? », qui, il faut le dire est une totale improvisation de l’acteur, et qui sera d’ailleurs reprise par Vincent Cassel dans le film la Haine de Mathieu Kassovitz, mais ça ça sera pour demain.

Taxi Driver n’est pas un film qui laisse indifférent: soit on aime, soit on déteste. Scorcese et Shreader n’en ont pas fait un film qui caresse le spectateur dans le sens du poil, au contraire il est antipathique, violent, immoral, glauque, sombre et pessimiste. Et pourtant en 1976, le film fut un énorme succès. Taxi Driver est un Film Culte dont nous devons accepter la crasse.

C’est pas chic, mais qu’est-ce que c’est choc! NON?!

Bravo à René Favre qui à remporté une entrée au cinéma Royal et une entrée pour le carnaval en répondant à la question du jour.
Qui a réalisé ce film? Martin Scorcese

Nouvelle scène française « Les Têtes Raides »

Les Têtes Raides sont aussi des partisants! Le 15 décembre 2003, sur invitation de quelques organisations militantes donne vie, dans la Salle Tony Garnier de Lyon, à l’Avis de KO social, affiche politico-musicale contre « les réformes révolutionnaires » du gouvernement. L’Avis de KO social prend la forme de concerts et de manifestations nombreuses durant lesquelles Têtes Raides se produit avec Yann Tiersen, Bénabar, Sergent Garcia, Les Fabulous Trobadors, Rachid Taha et d’autres musiciens et groupes français. Après Lyon, l’Avis de KO social touche d’autres villes: Paris, le festival du Printemps de Bourges puis Marseille, Lille, Montpellier et Bordeaux, en recueillant l’adhésion de nombreux mouvements politiques, syndicaux, sociaux et artistiques. Parallèlement à ce projet, Têtes Raides organise en février un mois de spectacle au Bataclan, spectacles au cours desquels s’alterneront chaque soir des artistes différents, parmi lesquels :Mano Solo, Loïc Lantoine, Thomas Fersen, Yann Tiersen, Rachid Taha, ou encore Jean Corti,…Les concerts du lundi sont dédiés aux thèmes politico-sociaux et les gains des spectacles comme des ventes des cd live seront destinés aux associations qui participent à l’évènement : Coordination Nationale des Sans-Papiers, Ligue des droits de l’Homme, Greenpeace, Coordination des intermittents et précaires d’Ile-de-France, Observatoire international des prisons, etc.
En novembre 2004 l’album live 28.05.04, enregistré pendant un concert à la Halle de La Trocadière à Rezé sort dans les bacs. En 2005, le groupe participe à l’album de duos du label Tôt ou Tard ; le 7 novembre de la même année ils sortent, après six mois de travail, l’album Fragile qui marque aussi la fin de la collaboration avec le label Tôt ou Tard. La sortie du disque est précédée par une tournée en France dans les salles de concerts, dans les festivals, dans les théâtres et à l’étranger : en Hongrie, en Russie, aux Pays-Bas, en Angleterre et au Liban.
Black is beautilful Qu’est ce qu’on s’fait chier!

Nouvelle scène française « La Rue Ketanou »

La Rue Kétanou est un groupe au naturel qui nous livre des petits morceaux de leurs vie, le trio dit qu’il ne se raconte pas trop d’histoires, même si ça leur arrive quand même, parfois. Les textes sont tirés de choses qu’il ont vu, c’est du vécu, ils essaient simplement de donner des mots à leur quotidien. Avant 2005 ils avaient beaucoup tourné et ont décider d’arrêter un moment, les gens ont cru qu’il avaient divorcé, comme ils disent eux-mêmes, mais en fait ils jouaient toujours. Alors les retrouvailles c’est juste super quand tu ne t’es jamais perdu, aiment-ils à dire.
Sur ce dernier album ils osent des trucs un plus perso, intimiste, en fait avec une ambiance plus intime! Ce qui fait que chaque morceaux porte une couleur différente. On peut passer de la bossanova au flamenco puis un côté un peut plus rock avec la guitare électrique ou encore folklorique.
Je vous propose d’écouter un extrait de cet album avec Germaine

DECOUVERTE SUISSE « CARROUSEL »

L’album Tandem de Carrousel c’est donc 14 titres arrangé au scalpel et enrichis d’une multitude d’instruments et tout cela dévoilent sans complication l’univers coloré de Carrousel, cette album ce balance entre douceur et énergie. C’est une musique à déguster comme on goûte en cachette une friandise interdite, mais aussi de la musique qu’on a envie et qu’on aime partager. Entre ritournelle et introspection, de la poésie qui nous travers et nous touche comme une douce brise. Ils nous parlent des couples, de la vie et des relations humaine, et franchement, quel plaisir.

Nouvelle scène française « Debout sur le zinc »

Ces petits frères des Ogres de Barback font faire à leurs chansons poético-réalistes de joyeuses pirouettes musicales. Sur des rythmes virevoltants, sous influence klezmer, tsigane, irlandaise ou encore rockabilly, ce septet fait reprendre à tue-tête ses refrains entraînants pris dans le tourbillon de leurs nombreux instruments. Mélange est le maître mot de ces sept musiciens de Debout sur le zinc… Un mélange de musette, de rythmes tsiganes et de rock, le tout agrémenté de textes accrocheurs portés par les trois chanteurs du groupe ; un mélange acoustique mais aussi un mélange visuel pour des concerts hauts en couleur. Après une dizaine d’année d’existence les sept musiciens ont depuis longtemps dépassé le stade de l’anonymat. Et leur mélange de chanson mi-Nougaro mi-Miossec avec des données venues du rock ou du folklore de l’Europe de l’Est, séduit ceux qui recherchent autre chose que des paroles et des musiques standardisées. Ce groupe n’a de cesse de faire chanceler avec ces mélodie taillée au scalpel qu’elles soient enlevées ou mélancolique, qu’elles lorgnent sur la musique klezmer ou le rock… Des écrins musicaux de toute beauté qui foisonnent de cordes et abritent des textes tout aussi soignées et consistant. Nul doute que leurs paroles chargées de sens et bien souvent poétiques, trouveront en chacun de nous un écho. Il est souvent question d’amour et de revirement, un sujet que les 3 auteurs du groupe abordent sans complaisance et avec une sensibilité qui hérisse le poil. Faites vous du bien, laissez-les vous toucher!
On écoute Des larmes sur ma manche extrait de l’album Les Promesses

Nouvelle scène française  » Les Ogres de Barback »

Rapidement, la nécessité des Ogres qui devient viscérale d’indépendance et de totale liberté leur impose de larguer les amarres d’un cheminement traditionnel dans lequel ils ne se retrouvent pas. Ils structurent l’organisation de leurs tournées, se lancent dans l’excitante mais délicate aventure de la création d’un label, Irfan, et récupèrent la distribution de leurs disques. Les Ogres ont désormais toutes leurs cartes en main. Ils font en outre la preuve d’une étonnante capacité à développer incessamment de nouveaux et atypiques projets, tournées françaises et européennes sous leurs propres chapiteaux, album pour enfants sur lequel collaborent près de vingt groupes ou artistes – certifiés disques d’or -, aventure commune avec Les Hurlements d’Léo ou La Fanfare du Belgistan, multiples spectacles singuliers…. Tout cela participe du fait qu’ils ont une grande faculté à séduire et fédérer d’innombrables groupes. La galaxie de leurs amitiés avec toutes sortes d’artistes est en effet impressionnante.
Extrait Accordéon pour les cons Rue du temps 1997

CINEMA CHOC « L’EXORCISME »

Aujourd’hui on parle d’un des films les plus culte qui existe! Tout le monde en a entendu parler ou l’a vu, à moins d’avoir été en exile sur une autre planète durant ces 40 dernières années! Je veux parler de L’exorcisme. Alors pour la rubrique d’aujourd’hui, je tiens plus que les autres jour à mettre en garde les âmes sensibles et éventuellement éteindre ou vous éloigner du poste de radio une 15ènes de minutes.
L’exorcisme est considéré comme un film d’épouvante, américain, réaliser par William Friedkin en 1973 et adapté de l’ouvrage du même nom de 1971 écrit par William Peter Blatty.
Le film s’ouvre sur des fouilles archéologique en Irak effectuées par un vieux prêtre. Il découvre alors une petite tête de statuette d’un démon et commence à être troublé par les visions macabres qui s’ensuivent et à s’interroger sur la nature du Mal au sein de l’Humanité.
Au même moment à Washington, la maison de l’actrice Chris MacNeil est troublée par des phénomènes étranges : elle est réveillée par des grattements mystérieux provenant du grenier, tandis que sa fille Regan se plaint que son lit bouge. Les crises se font de plus en plus fréquentes. En proie à des spasmes violents, l’adolescente devient méconnaissable.
Chris décide de faire appel à un exorciste. S’engage alors une dramatique épreuve de force pour libérer Regan.

Je voudrais remonter le temps dans les années 40, et vous parler de la véritable histoire d’un jeune garçon, celle de Robbie Mannheim. Vous allez me dire mais qui est-il et pourquoi vous en parler? Et bien On ne sait pas vraiment qui il est car son identité est restée secrète. Mais on le connaît aussi sous le pseudonyme de Roland Doe. Alors Pourquoi tant de mystère ? Parce qu’il a fait l’objet d’un exorcisme, à jamais inscrit dans les annales du Maryland. Cet enfant n’est autre que… celui qui a inspiré le film. Robbie-Roland est né dans les année 30. C’est l’église catholique qui lui a donné le pseudo de Roland Doe ; c’est la procédure habituelle. Plus tard, l’écrivain, William Peter Blatty, racontera le cas dans un livre, en donnant un autre nom à l’enfant, Robbie Mannheim. Son identité réelle n’a jamais été révélée. Tout ce qu’on sait de cette affaire vient principalement du journal tenu par un prêtre. Dans la presse de l’époque, les articles venaient d’autres sources. William Peter Blatty a écrit son livre Posessed, vendu à 13 millions d’exemplaire rien qu’au USA, qui inspirera L’exorciste, le film le plus effrayant du cinéma.

Le film met en scène Ellen Burstyn, Max Von Sydow, Jason Miller et Linda Blair.
L’Exorciste est devenu l’un des films d’horreur les plus rentables de l’histoire avec plus de 400 millions de dollars de recettes dans le monde entier. Il est également considéré comme un classique du cinéma, et l’American Film Insitute l’a classé 3ème meilleur thriller derrière Psychose et les Dents de la mer. Il a reçu 2 Oscars et 4 Goldens Globs. Le film a été commercialisé aux Etats-Unis par Warner Bross le 25 décembre 1973, et une version restaurée est sortie en septembre 2000.

L’intrigue s’ouvre alors aux Etats Unis à Washington. L’actrice de cinéma Chris MacNeil jouée par Ellen Burstyn semble mener une vie heureuse avec sa fille Regan, jouer par Linda Blair et son très bon ami Burke. Chris commence à faire suivre des traitements médicaux à sa fille dont les médecins voient en elle de simples troubles nerveux dus à la pré-adolescence. Mais elle est de plus en plus inquiète car elle en proie à des spasmes violents et à d’étranges symptômes devenus fréquents. En plus au cours d’une soirée à la maison des MacNeil, Regan alors alité descend dans la salle de réception et, s’adressant à Burke, dit avec une conviction froide et inquiétante ces mots étranges:«Tu vas bientôt mourir», puis urine sur le tapis. Suite à cet incident, la mère décide d’accélérer les démarche auprès des médecins. Mais, les spasmes continuent, s’intensifient, et deviennent de plus en plus mirifiques, Regan parle avec une voix de vieille femme alcoolique et fumeuse, elle dévale les escaliers sur les mains et les pieds à l’envers en crachant du sang, tient des propos violents et son visage ressemble de plus en plus à celui d’un démon.

Parallèlement aux événements, un inspecteur mènera l’enquête. Il interrogera le Père Karras joué par Jason Miller, et la mère de Regan. Dans un deuxième temps, Chris fait appel à un psychiatre car elle pense avoir affaire à un cas de dédoublement de personnalité. Cela ne durera pas longtemps car non seulement Regan abrite en elle une autre personnalité mais celle-ci, est en plus un être indubitablement démoniaque et violent. Une seule conclusion s’impose à elle: sa fille est possédée et elle doit solliciter l’impensable pour elle parce que nous sommes au XXe siècle et qu’elle n’est pas croyante: un exorciste.
Elle contacte alors le père Karras qui rencontre Regan ou plutôt le démon qui a pris corps en elle. Karras commence alors le travail d’exorcisme.
Un soir, il est appelé d’urgence à la maison des MacNeil pour observer un étrange phénomène: sur le ventre de la fillette possédée, apparaissent ces mots « Sauvez-moi »
Karras effectue alors les démarches auprès de l’Église pour obtenir le droit de pratiquer un exorcisme. Cette dernière accepte mais confie le rôle de l’exorciste au Père Lankester Merrin joué par Max Von Sydow, prêtre expérimenté ayant déjà pratiqué un exorcisme en Afrique. Merrin et Karras commencent donc leur travail sur le démon en récitant des prières et des «formules d’exorcisme», lui jettent de l’eau bénite, mais le démon résiste dans des manières surnaturelles, il crache un étrange vomis vert, se met à léviter au-dessus du lit, ou encore pivote la tête à 360 degrés.

L’exorcisme est vain, Karras dans un accès de rage provoque le démon pour qu’il prenne possession de lui, le démon s’exécute, comprenant que le monstre est en lui, il saute par la fenêtre et meurt pour éviter que le démon perdure.
Des jours plus tard, la famille MacNeil déménage. Regan est redevenue comme avant, malgré les marques physiques de violence. La vie reprend son cours normal.

La réalisation de ce film à été proposée à bien des réalisateur, en autre Alfred Hitchcock, qui refuse d’acquérir les droits du livre et par conséquent de le réaliser. Stanley Kubrick est approché et accepte le projet à la condition de le produire lui-même ce que la production refuse. William Peter Blatty soumet alors le nom de William Friedkin qui vient de réaliser French Connection. Le succès du film encourage alors le studio à l’engager.
Pour ce qui est des rôles, là aussi un grand casting, pour celui de la mère actrice, Shirley Mac laine, Jane Fonda qui considère le projet comme « un tas de merde capitaliste, Audrey Hepburn, Barbara Streisand et finalement Ellen Burstyn, tout juste honorée au Oscars, accepte à la condition que son personnage n’ait pas à dire « je crois au Diable ».
Pour le rôle de Regan MacNeil, William Friedkin rencontre près de 500 actrices de 11 à 15 ans. C’est alors que Linda Blair, actrice depuis l’âge de 6 ans, se présente accompagnée de sa mère.«Elle était intelligente, spontanée, attachante. Aucune des six candidates en lice à l’époque ne lui venait à la cheville. Le réalisateur pensait qu’elle conviendrait parfaitement, qu’elle possédait une mentalité susceptible de l’intégrer à ce personnage sans qu’elle en soit traumatisée psychologiquement.» et engage donc la jeune actrice. Elle recevra d’ailleurs un Golden Globes pour la meilleurs actrice dans un second rôle.
Se dépécher de parler tapis juste juste

Warner Bros propose Marlon Brando pour interpréter le Père Merrin, mais Friedkin s’y oppose trouvant l’acteur trop connu. Le rôle revient donc à Max Von Sydow. Paul New Man et Jack Nicholson sont contactés pour le rôle du Père Karras, mais le réalisateur choisira finalement Jason Miller, acteur sans aucune expérience au cinéma. L’exorciste comporte aussi une Bande originale qui nous colle à la peau et qu’on ne peut oublier! Qui n’a pas les poils qui se dresse en entendant les 1ères notes de Tubular Bells composée par Mike Oldfield? Choisi par Friedkin lui-même dans le copieux catalogue musical Virgin. Olfield l’avait fait préalablement au projet, il s’agit d’un extrait de l’album Tubular Bells. Il devindra d’ailleurs populaire après la sortie du film. Ce thème, froid et lancinant, exerça une certaine influence sur la musique de films du genre, notamment sur celle composée par John Carpenter pour bon nombre de ses propres réalisations. Et il ne faut pas oublier non plus le non moins effrayant String Quartet, composé par Krzysztof Penderecki.
L’exorciste remporta d’ailleurs en 1973 outre l’Oscar du Meilleur Scénario, celui du Meilleur Son.
Aller un petit extrait, histoire de bien vous mettre dans l’ambiance….
Musique Mike Odfield Tubular Bells lancer le tapis suivant 4 secondes avant la fin de la musique

Le film à été parodier maintes et maintes fois, entre autre dans Scary Moovies 2 avec la scène de l’exorcisme proprement dite et également dans les guignols de l’info, c’est dire si ce film est culte.
Plusieurs suites sont envisagées alors que l’équipe technique et de distribution s’y opposent, les William’s se rencontrent néanmoins pour développer une idée, mais y renoncent. Les mêmes acteurs sont approchés et la plupart refuseront. Linda Blair finira par accepter mais va regretter et dit aujourd’hui que c’est l’une des plus grande déception de sa carrière.
Il y aura en tout 5 films qui suivront le 1er entre 1977 et 2005, mais qui n’obtiendront évidemment pas le même effet médiatique.
L’exorciste reste à ce jour l’un des films les plus effrayant, dont on ressort ébranlé, un film surprenant et choquant de part son thème! Film qui a rapporter je vous le rappelle, jusqu’à ce jour plus de 440 millions de dollars dans le monde entier, et est classé 1er parmi les 20 films les plus regardé de l’année 73. Il est troublant pour tout les publics, en particulier les plus sensibles, j’entend par là ceux qui ont tendance à « vivre » les films qu’ils voient. A l’époque il n’y avait jamais rien eut de tel à l’écran, c’est pourquoi aujourd’hui il est désormait un classique du cinéma d’horreur.

C’est pas chic, mais qu’est ce que c’est choc! NON?!