Nouvelle scène française « Les Têtes Raides »

Les Têtes Raides sont aussi des partisants! Le 15 décembre 2003, sur invitation de quelques organisations militantes donne vie, dans la Salle Tony Garnier de Lyon, à l’Avis de KO social, affiche politico-musicale contre « les réformes révolutionnaires » du gouvernement. L’Avis de KO social prend la forme de concerts et de manifestations nombreuses durant lesquelles Têtes Raides se produit avec Yann Tiersen, Bénabar, Sergent Garcia, Les Fabulous Trobadors, Rachid Taha et d’autres musiciens et groupes français. Après Lyon, l’Avis de KO social touche d’autres villes: Paris, le festival du Printemps de Bourges puis Marseille, Lille, Montpellier et Bordeaux, en recueillant l’adhésion de nombreux mouvements politiques, syndicaux, sociaux et artistiques. Parallèlement à ce projet, Têtes Raides organise en février un mois de spectacle au Bataclan, spectacles au cours desquels s’alterneront chaque soir des artistes différents, parmi lesquels :Mano Solo, Loïc Lantoine, Thomas Fersen, Yann Tiersen, Rachid Taha, ou encore Jean Corti,…Les concerts du lundi sont dédiés aux thèmes politico-sociaux et les gains des spectacles comme des ventes des cd live seront destinés aux associations qui participent à l’évènement : Coordination Nationale des Sans-Papiers, Ligue des droits de l’Homme, Greenpeace, Coordination des intermittents et précaires d’Ile-de-France, Observatoire international des prisons, etc.
En novembre 2004 l’album live 28.05.04, enregistré pendant un concert à la Halle de La Trocadière à Rezé sort dans les bacs. En 2005, le groupe participe à l’album de duos du label Tôt ou Tard ; le 7 novembre de la même année ils sortent, après six mois de travail, l’album Fragile qui marque aussi la fin de la collaboration avec le label Tôt ou Tard. La sortie du disque est précédée par une tournée en France dans les salles de concerts, dans les festivals, dans les théâtres et à l’étranger : en Hongrie, en Russie, aux Pays-Bas, en Angleterre et au Liban.
Black is beautilful Qu’est ce qu’on s’fait chier!

Nouvelle scène française « Les Têtes raides »

En 1998, le label Tôt ou Tard ressort en digipack les disques de Tête Raides depuis Not dead but bien raides. Les ventes dépasseront dans l’ensemble le million de copies. Durant cette période, Têtes Raides donne entre 100 et 150 concerts par an et participe aux grands festivals comme le Printemps de Bourges ou les Francofolies de la Rochelle. Début 99, ils donnent des concerts dans une salle du Barbès populaire : Le Lavoir Moderne Parisien avec le spectacle NON. Ce sont des soirées-concerts durant lesquelles le groupe fait des performances où alternent musique, jeux théâtraux, recettes de cuisine et poésie. Pour l’occasion, Têtes Raides se produit sans micro, en version acoustique, entre projections d’un film d’animation en noir et blanc des Chats Pelés et des lectures de Rimbaud, Camus, Virgile. La même année, Têtes Raides prend part à l’album live de Yann Tiersen, Black Session, avec la chanson La Noyée. En novembre 2000, c’est la sortie de l’album Gratte Poil qui verra ses 200 000 ventes récompensées par un disque de platine. L’album est enregistré en studio, en prise directe avec une belle brochette d’invités:Yann Tiersen au violon sur Le Cabaret des nues (qui invitera à son tour Têtes Raides à participer au disque L’absente enregistré pendant la même période), Jean Corti au bandonéon dans Gratte Poil, et Noir Desir dans L’iditenté, dédiée à la lutte des sans-papiers et contre les exclusions sociales. Les textes sont pour le plupart signés par Christian Olivier. Une longue tournée pour promouvoir ce nouveau disque commence en janvier 2001, et Têtes Raides se produira dans trois endroits différents de Paris : La Cigale, le Bataclan et le Palais des Sports devant 5000 personnes, pour continuer ensuite dans le reste de la France et dans les festivals (Printemps de Bourges, Fête de la Musique de Paris, Vieilles charrues en Bretagne, Fourvière à Lyon), jusqu’en décembre 2001.
Le 30 avril 2002, en réaction à la victoire au premier tour des élections présidentielles du candidat d’extrême droite Jean-Marie Le Pen, Têtes Raides, Yann Tiersen et Noir Desir (entre-autres) se produisent sur une place de Lyon devant plus de 7000 personnes pour un concert gratuit dénonçant la dangereuse dérive politique du pays. L’évènement est précédé d’une série de concerts improvisés jour après jour dans de nombreuses villes. Ils adhérent également à la campagne contre la peine capitale et se produisent au Zénith de Montpellier. Les concerts jouer pendant un mois, au Théâtre parisien des Bouffes, un de leur rêve, Têtes Raides donne à entendre pour la première fois certaines chansons du nouveau disque Qu’est-ce qu’on s’fait chier ! qui sortira le 16 septembre de l’année suivante, en 2003.C’est le huitième album studio ; les différents styles de musique qui ont accompagné Têtes Raides pendant 20 ans s’y mélangent : rock, ska, tango, chanson d’auteur, danses tziganes, fanfares de l’est, collages surréalistes, mais l’album a dans l’ensemble une empreinte rock et marque le début d’une nouvelle phase créative.
Civili Qu’est-ce qu’on s’fait chier!

Nouvelle scène française « Les Têtes Raides »

En 1989, Têtes Raides joue au Printemps de Bourges et prépare son second album, Mange tes morts, qui verra le jour seulement en 1991 à cause d’un soucis de production chez les labels. Mange tes morts est plus électrique que l’album précédent, mais on y retrouve des rythmes ska, reggae, des rappels à la chanson d’auteur et des rapports au monde enfantin, apprécié autant de Têtes Raides que des Chats Pelés pour la spontanéité et la fraîcheur de son imagination. 1991 marque l’arrivée de Serge Bégout autodidacte, il arrive chez Têtes Raides après différentes expériences avec certaines formations musicales comme des groupes influencé par Magma qui mélangeait musique classique contemporaine, free jazz et rock d’avant-garde. La même année, le groupe repart en tournée avec les 3M, groupe de trois acrobates-jongleur. Entre temps, ils signent un accord avec le label WMD qui leur assure la production d’un nouveau disque, mais le retard dans la réalisation des nouvelles chansons les pousse vers l’auto-production. En automne, ils jouent pendant un mois à Paris au Théâtre des Déchargeurs, proposant les chansons du nouveau disque Les Oiseaux, à peine enregistré. Parmi les personnes qui assistent aux concerts, il y a Vincent Frèrebeau de la Warner Music et futur responsable du label Tôt ou Tard. En avril 1992, ils signent un contrat avec la Warner et ils sortent finalement leur nouvel album. Cette année marque aussi l’arrivée de Anne-Gaëlle Bisquay au violoncelle, qui apporte, avec Serge Bégout, un changement du style musical et du travail de composition en plus d’un passage à un nouveau son: les arrangements deviennent plus acoustiques, la musique devient plus proche de la chanson d’auteur. Les rythmes ska et rock des albums précédents reviennent néanmoins dans certains morceaux. Le style de l’album Les Oiseaux permet à Têtes Raides de jouer aussi bien dans les bars que dans les salles de concert comme au Théâtre Dejazet, ou au Bataclan.
L’identité Gratte Poil

Nouvelle scène française « Les Têtes Raides »

Voici un groupe qui existe depuis plus de vingt ans, sur qui il y en a à dire. Christian Olivier, le leader du groupe est né en 64 à Bamako, au Mali, qu’il quitte à 8 ans; les atmosphères africaines ne cesseront d’influencer son univers créatif. Il se passionne pour la musique et le graphisme dès l’adolescence, et fréquentera l’école Estienne. En 84, avec Grégoire Simon (Iso) au sax, connu quelques années plus tôt sur les bancs de l’école, son frère Cali à la basse et Marc Legratiet (Ciccio) à la batterie, il fonde le groupe Red Ted à Port-Leucate.
Ils ont tous un âge compris entre 17 et 20 ans et font leurs premiers concerts sur les terrasses des cafés et dans les campings de la station balnéaire en jouant les chansons des Clash, des Rolling Stones, de Chuck Berry ou d’Eddy Cochran… Leur musique mélange rock et punk à la chanson d’auteur, à la chanson «réaliste», avec des renvois aux Pogues, aux Clash; les textes sont irrévérencieux et pétris d’ironie.
Cette même année, Christian Olivier forme le collectif d’arts graphiques Les Chats Pelés avec 3 autres étudiants. Durant ces années, ils vivent de petits boulots et investissent leurs gains dans l’acquisition de nouveaux instruments et d’une camionnette qui leur permettra de vagabonder en France en se produisant dans les bistrots, dans les fêtes de quartier et dans la rue. Le 26 avril 1986, le groupe donne un concert à Montgeron et rencontre un franc succès. Les gains du concert seront utilisés pour graver leur premier 45 tours. En 1987, Red Ted devient Têtes Raides, ils commencent à travailler sur leur premier 45 tours, et continuent leurs exhibitions en province. Parmi les locaux fréquentés, le bar Chez Moustache à Vigneux occupe un rôle important dans l’histoire du groupe. C’est un local entre hôtel-pension et café fréquenté par des personnes hétérogènes et hautes en couleurs, qui invitera Têtes Raides en concert jusqu’en 1990.
En 1988, le 45 tours auto-produit «C’est quoi?» sort dans les bacs à mille exemplaires, avec deux chansons signées Red Ted et deux signées Têtes Raides.
Le Gratte Poil