Nouvelle scène française « Debout sur le zinc »

Au niveau mélodique Debout sur le zinc adorent ça et essaient d’avoir des textes qui collent avec ces mélodies. On peut aussi se demander si ils se sentent concernés par les situations qui nous entourent , car beaucoup de chansons de l’album de Charybde en Scylla semblent plutôt jouer la carte de l’intimisme, et bien « En attendant le pire » parle quand même des sans papiers… Avec debout sur le zinc, ce n’est jamais frontal. Ils préfèrent se questionner en regardant ce qu’ils risque de devenir si on ne fait pas attention: c’est l’angle d’attaque du groupe depuis ses débuts. Mais faire de la musique au XXIe siècle, c’est déjà un peu un engagement politique, non? Pour rappel leur discographie commence en 1999 avec Debout sur le zinc. Suivi de L’homme à tue-tête en 2001 , Des singes et des moutons en 2004 qui était très acoustique, Les Promesses en 2006 qui lui sonnait très rock, l’opus Récréations en 2007 et les deux dernier avec de Charybde en Scylla en 2008 où ils on trouvé une espèce de moyen-terme tout en essayant d’être à la fois textuels et musical et pour terminer la fuite en avant qui est sortit l’année dernière.
Là je vous fais écouter un extrait de l’album de Charybde en Scylla avec justement En attendant le pire

Nouvelle scène française « Debout sur le zinc »

Ces petits frères des Ogres de Barback font faire à leurs chansons poético-réalistes de joyeuses pirouettes musicales. Sur des rythmes virevoltants, sous influence klezmer, tsigane, irlandaise ou encore rockabilly, ce septet fait reprendre à tue-tête ses refrains entraînants pris dans le tourbillon de leurs nombreux instruments. Mélange est le maître mot de ces sept musiciens de Debout sur le zinc… Un mélange de musette, de rythmes tsiganes et de rock, le tout agrémenté de textes accrocheurs portés par les trois chanteurs du groupe ; un mélange acoustique mais aussi un mélange visuel pour des concerts hauts en couleur. Après une dizaine d’année d’existence les sept musiciens ont depuis longtemps dépassé le stade de l’anonymat. Et leur mélange de chanson mi-Nougaro mi-Miossec avec des données venues du rock ou du folklore de l’Europe de l’Est, séduit ceux qui recherchent autre chose que des paroles et des musiques standardisées. Ce groupe n’a de cesse de faire chanceler avec ces mélodie taillée au scalpel qu’elles soient enlevées ou mélancolique, qu’elles lorgnent sur la musique klezmer ou le rock… Des écrins musicaux de toute beauté qui foisonnent de cordes et abritent des textes tout aussi soignées et consistant. Nul doute que leurs paroles chargées de sens et bien souvent poétiques, trouveront en chacun de nous un écho. Il est souvent question d’amour et de revirement, un sujet que les 3 auteurs du groupe abordent sans complaisance et avec une sensibilité qui hérisse le poil. Faites vous du bien, laissez-les vous toucher!
On écoute Des larmes sur ma manche extrait de l’album Les Promesses

Nouvelle scène française « Debout sur le zinc »

En 2004, Debout Sur Le Zinc en sont à plus de 80 concerts et sortent un album auto-produit, Des Singes et des Moutons, avec des chansons plus « produites ». Cette étape est marquée par la rencontre avec le réalisateur Stéphane Prin. En 2006 ils accélèrent le rythme des tournées partout en France avec des scènes marquantes comme l’Olympia, la Cigale, le Printemps de Bourges, Solidays et à l’étranger comme par exemple chez nous en Suisse mais aussi en Belgique, Russie et même Madagascar. Ils préparent en même temps un autre album, Les Promesses, toujours avec Stéphane Prin, avec une volonté de pousser un peu plus encore vers la musique électrique. Le 12 juillet 2009, ils clôturent le festival La Semo, sur la scène accompagnés de La Rue Ketanou et des Ogres de Barback. Debout sur le zinc fait partie de tous ces groupes qu’on a rangé à la fin des années 90 sous l’étiquette « nouvelle scène française ». On a l’impression que cette dernière est un peu passée de mode aujourd’hui, au profit d’une pop d’inspiration anglo-saxone. Ils disent avec franchise ne jamais vraiment avoir été à la mode, même si pendant quelques années la chanson française a repris du poil de la bête avec des groupes comme les Ogres… Mais ce n’est pas une question qu’ils se posent, ils adorent la musique anglo-saxone, mais ont encore beaucoup de chose à dire en français avant de passé à l’anglais.
Je vous propose un titre de l’album Des singes et des moutons avec Les Moutons

Nouvelle scène française « Debout sur le zinc »

C’est après avoir assisté à un concert des Têtes raides en 1992 que les membres de Debout sur le zinc ont décidé de se convertir à la chansons française. Depuis, le groupe à écumer les scènes de France et d’ailleurs, tourné avec les Ogres de Barbacks et sorti 8 albums dont le dernier vient d’atterrir dans les bacs. La bonne humeur affichée du groupe, ses mélodies imparables, les voix claires et assurées sur des arrangements au scalpel, c’est avec Christophe Bastien à la guitare et au chant, Romain Sassigneux à la clarinette à la guitare et au chant, Olivier Sulpice au banjo et à la mandoline, Cédric Ermolieff dit Momo à la batterie et aux percussion, William Lovti à la contrebasse, et à la basse, Gretsh Fred Trisson à l’accordéon et enfin Simon Mimoun au vilon, alto, trompette et chant. Eh oui c’est une grande et joyeuse équipe de multi-instrumentiste. En 99 ils créent leur album éponyme – avec l’apparition de Romain, qui fera définitivement partie du groupe par la suite. L’album est réalisé par Alain Cluzeau, qui a également été le directeur artistique de Bénabar. Les concerts se font plus fréquents, et s’étendent au-delà de l’Île-de-France. En mai 2001 sort l’album, L’Homme à tue-tête, où l’influence des 2 derniers arrivants au sein du groupe s’exprime pleinement, les textes et la musique ont mûri. Des liens se créent avec les groupes Les Ogres de Barback, Les Hurlements d’Léo, Les Fils de Teuhpu, les Joyeuy Urbains ou encore La Rue Ketanou.
Je vous propose d’écouter un extrait de cet album avec L’homme à tue-tête justement

Nouvelle scène française « Debout sur le zinc »

L’un des fondamentaux de Debout sur le zinc est déjà posé:: le sens méthodique. « C’est ce qui reste de leur influences folk » affirme Simon. Le deuxième d’entre eux sera l’usage constant de la guitare électrique: Christophe travaille particulièrement le son, taillant chaque fois de nouveau écrins pour leur chansons. Et le troisième, ces textes raffinés, trois écritures qui au total, forgent l’identité du groupe. En 1995, le groupe DSLZ émane de 2 formations l’une de chanson rock, l’autre de folk irlandais. À l’époque Christophe et Momo rencontrent donc Olivier et Simon au lycée. Peu de temps après, Fred, un ami de Simon, se joint au groupe. Ils créent alors un répertoire basé sur les compositions et les influences de chacun. Ils entament une série de concerts dans les bars, la rue ou en 1re partie d’artistes confirmés tels que La Tordue, Louise Attaque, Rachid Taha ou encore Les Garçon bouchers… Le groupe compose et participe musicalement sur scène avec Romain, ami de Fred, à l’Eveil du printemps de Franck Wedekind mis en scène par Bruno Lajara notamment au festival d’Avignon en 1997. En 98 à la recherche d’une contrebasiste, le groupe rencontre William. En 99 c’est la création du 1er album avec comme nom tout simplement « Debout sur le zinc ».
On en écoute un extrait avec La Pantomime

Nouvelle scène française « Debout sur le Zinc »

Debout sur le zinc, c’est donc un groupe de 7 jeunes gens pleins d’avenir crée au début des années 90, ça se passe à Rambouille, entre lycéens, tous plus ou moins partis pour des études scientifique, tous musiciens de surcroit. Christophe Bastien est l’un d’eux, rocker et leader de Spiritless Power, un groupe pur jus anglais, dont les complices ont pour nom Romain Sassigneux à la clarinette et guitare, William Lovti à la contrebasse et Cédric Ermolieff à la batterie. Un jour Christophe fait appel à ses potes Simon Mimoun au violon et Olivier Sulpice au banjo, épris de folk irlandais et féru de mélodies. Des recrues qui changent de fait la nature de leur formation: en guise de compromis, tous s’inscriront désormais dans l’acoustique d’une chanson tzigane lorgnant tant sur Brastch que sur Les Pires. Le groupe en portera longtemps, en filigrane, les traces musicales. Avec l’accordéoniste Fred Trison qui les rejoint ensuite, ils sont emballés par ce que font leurs ainés des Têtes Raides et de la Tordue et en cette période qu’ils perçoivent comme une renaissance de la chanson française, ils ont quelque peu le sentiment de s’inscrire dans le sillage de ces groupes-phares: “ Ils sont la deuxième vague“. Quitte à changer de fond de commerce, autant changer également de raison sociale. Les Troquets font office de fonds baptismaux: de ce passé limonadier leur reste la vision d’un des leurs, debout sur le zinc va faire s’époumoner plus que de raison son accordéon. Mais ça ne fait pas pour autant un groupe de chanson à boire, même si leur élixir musical est indéniablement enivrant. C’est dans la rue, à même le bitume, qu’ils effectuent, en 95, leur tournée de lancement. Avec une contrebassine, un peu à la façon de Nonnes Troppo. Dès le début ils ont « hyper envie de jouer des trucs bien, des arrangements travaillés, sans aucune note venue là par hasard ».
On écoute un extrait de leur 4ème album Les Promesse avec La Déclaration