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CINEMA CHOC « TAXI DRIVER »

24/02/2012 Les commentaires sont fermés.

Pour ce 7ème et avant dernier film de ma rubrique, j’ai choisi un film américain qui à ma vue n’est pas un grand film, mais, qui aux fil des années est devenu, malgré mon avis, un film culte! Aujourd’hui je vous parle de Taxi Driver écrit par Paul Schrader et réalisé par le grand Martin Scorsese en 1976. C’est un drame psychologique qui remportera la Palme d’Or au Festival de Canne et fut nommé pour quatre Academy Awards, y compris pour celui du meilleur film. Et le rôle principal, un chauffeur de taxi new-yorkais, est attribué au non moins célèbre Robert De Niro.
Vétéran de la guerre du Vietnam, Travis Bickle, joué par Robert de Niro est donc chauffeur de taxi. Ses rencontres nocturnes et la violence qu’il voit tout les jours, lui font perdre peu à peu la tête ce qui par la suite le décidera à délivrer une prostituée mineure de ses macrau et bien d’autres démarches encore.
On écoute la bande annonce que je trouve juste géniale, on en fait plus des comme ça.

Je voudrais vous prévenir pour ce film aussi, comme pour celui d’hier, que vu l’année de sortie, il y prescription, et que je vais vous dévoiler tout ou presque, sur le film. Alors si vraiment vous ne l’avez pas vu! Eh bien à vous de voir, si vous m’écouter… en même temps ça me ferait plaisir que vous restiez…

Travis Bickle est un jeune homme du Middle West qui a récemment été démobilisé des Marines. Il en ressort avec une personnalité déséquilibrée et devient de plus en plus un individu refoulé, en marge de la société. Souffrant d’insomnie, il décide de prendre ce travail de chauffeur de taxi et se porte volontaire pour faire des nuits. Puis il passe son temps libre à regarder des films porno dans des cinémas sordides, et à rouler, sans but dans son taxi.
Il est horrifié par la décadence morale qu’il pense voir autour de lui, ça le mets en rogne, il devient fou. Quand Iris, prostituée de douze ans et demi, joué par la jeune Jodie Foster qui à cette époque a tout juste 14 ans, monte une nuit dans le taxi de Travis, poursuivie par son proxénète, il devient obsédé par l’idée de la sauver, malgré le désintérêt de la jeune fille.

Un autre rôle dans ce film, Betsy qui est tenu par Cybill Sheperd, que vous avez sans nul doute, du voir il y a quelques années dans Clair de Lune, elle joue une assistante du sénateur de l’Etat de New-York et Bickle en est également obsédé. Après une première rencontre a son travail, elle accepte un rendez-vous avec lui, qui va tourner, plutôt, disons pas comme une lady le souhaiterai, il l’emmène dans un cinéma miteux où, contre son gré, elle va voir un film porno. Pas très romantique hein? En même temps y doit pas connaitre grand chose d’autre. Bref, au bout de quelques instants, elle quittera la salle, dégoûtée.
Bickle est plus qu’en colère, car elle ne donne aucun signe de vie c’est là que le personnage de Travis va changer, un anti-héro, complétement taré, une machine à tuer et qui décide pour se venger d’assassiner le sénateur. Mais il échoue en beauté. Du coup il change de cible et s’en prend au proxénète d’Iris. Il fini par le tuer, après avoir tirer sur certain qui lui coupaient le chemin, mais se retrouve lui-même bien amoché suite à cet assaut.

Décortiquons un peut la fin du film, certains ont pu voir dans la scène finale la rêverie romantique d’un Bickle mourant, tandis que d’autres y analysent une fin réelle et positive. Malgré les divergences d’interprétation, le film s’achève de manière harmonieuse, sur la thématique de la rédemption, qui est une des quêtes principales de tant de personnages chez Scorcese.
Mais la fin du film peut cependant être analysée différemment: après que Travis ai déposé Betsy, celui-ci repart dans son taxi. Alors qu’il déplace son rétroviseur pour ne plus avoir à y supporter la vue de son visage peut mettre ici en lumière la honte ressentie par le personnage, et le dégout qu’il porte à son acte, bien que celui ci ait été largement applaudi par la presse New-yorkaise. En décalage avec les louanges des journalistes, Travis semble malgré ça être conscient du caractère barbare de ce qu’il a fait, motivé par une escalade nerveuse purgée de toute raison et d’un désir d’exprimer toute la violence de sa personne. Scorsese met ici en relief le peu d’estime que se voue le personnage, l’idée d’un orgueil largement dévalorisé par le massacre qu’il a commit, et peint surtout le portrait d’un héros malgré lui, d’un homme vedettisé malgré l’horreur de son crime.

Autre interprétation: Travis ne s’intéresse pas charnellement à Betsy qui reste pour lui la femme idéale et utopique. C’est Betsy qu’il regarde brusquement et à plusieurs reprises dans son rétroviseur après qu’il l’ai déposée, sans lui avoir répondu à un seul moment. Peut-être que Betsy n’était qu’un fantasme qu’il retrouvait dans son taxi? Mais la fin est extrêmement pessimiste et d’ailleurs, le film s’achève sur une musique aux accents particulièrement inquiétants. Travis n’est pas guéri par sa violence suicidaire. C’est avant tout la notoriété qu’il recherchait, il voulait à tout prix être reconnu par l’opinion et par les médias. S’il assassine des crapules pour délivrer une petite prostituée qui le repousse, c’est parce qu’il vient d’échouer dans l’assassinat du sénateur. La délivrance est secondaire: il lui faut avant tout se libérer de ses propres frustrations. Travis est en fait un dangereux psychopathe qui peut récidiver à tout moment, alors que l’opinion voit en lui un héros, comme les parents de la petite prostituée.

La musique de fin faite par Bernard Hermann, un compositeur réputé pour son travail avec Alfred Hitchcock, et pour ce film ce fut la dernière composition sur laquelle il travaillera avant sa mort, le film lui a d’ailleurs été dédié.

Revenons au film. En 1976 à New York, année où le film fait sa sortie, la ville connaît un taux de criminalité le plus élevé au monde, cela n’aura pas empêcher Paul Shreader d’écrire ce film en un temps record, 5 jours seulement, une sorte de biographie, car son couple venait de partir en torpille et fréquentait du coup à ce moment de sa vie, les cinéma porno et se voyait développé en lui une obsession morbide pour les armes à feu. Le film fut très critiqué pour sa violence, dans le sens où cette dernière n’a aucune explication à donner, elle explose tout simplement. Pourtant, seuls quatre personnages sont tués. Mais pour ne pas mettre en péril le film côté censure, Scorsese atténuera les couleurs pour rendre le sang moins visible, surtout dans la scène de la tuerie, qui à cette époque était considérée excessivement forte. Même aujourd’hui, elle conserve une puissance émotionnelle indiscutable. Il reste que ce film fut le premier à parler des conséquences de la guerre du Vietnam sur les soldats qui y ont combattu.

Avant que Paul Shreader insiste pour que Scorcese et De Niro se retrouvent devant et derrière la caméra, ce fut d’abord Robert Mulligan, réalisateur de « The Man in the moon », qui était pressenti à la réalisation de Taxi Driver, ainsi que Jeff Bridges pour le premier rôle. Puis Bryan De Palma fut également intéressé pour la réalisation. Mais finalement belle réussite que ce jeux entre Scorcese et De Niro qui s’entendent à merveille. Pour alléger le budget du film les deux compères acceptent même de diminuer leur salaire. A savoir que pour celui de l’acteur c’était 5 fois moins que ce qu’on lui proposait pour jouer dans un film de Richard Attenborough. Et avant le tournage, pour ce film De Niro travaillera douze heures par jour dans un taxi et étudiera les maladies mentales afin d’être complètement dans son rôle.
Bref nous avons là un Martin Scorsese équilibriste, qui fait d’une histoire où il ne se passe pas grand chose, une oeuvre qui nous parle à tous et qui reste complexe malgré les relectures. Il est à la quintessence de son art tel que Robert De Niro qui joue ce rôle de Travis comme personne n’aurait pu le faire. Ce chauffeur dont on ne sait rien, qui se transforme en chevalier en armure jaune sans cause, un antihéros complètement à la dérive et bientôt prêt à tuer.
On parle beaucoup de De Niro mais Jodie Foster est elle aussi extraordinaire dans son rôle. Des images cultes, des répliques culte telle que le fameux « You’re talking to me? », qui, il faut le dire est une totale improvisation de l’acteur, et qui sera d’ailleurs reprise par Vincent Cassel dans le film la Haine de Mathieu Kassovitz, mais ça ça sera pour demain.

Taxi Driver n’est pas un film qui laisse indifférent: soit on aime, soit on déteste. Scorcese et Shreader n’en ont pas fait un film qui caresse le spectateur dans le sens du poil, au contraire il est antipathique, violent, immoral, glauque, sombre et pessimiste. Et pourtant en 1976, le film fut un énorme succès. Taxi Driver est un Film Culte dont nous devons accepter la crasse.

C’est pas chic, mais qu’est-ce que c’est choc! NON?!

Bravo à René Favre qui à remporté une entrée au cinéma Royal et une entrée pour le carnaval en répondant à la question du jour.
Qui a réalisé ce film? Martin Scorcese

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CINEMA CHOC « L’EXORCISME »

24/02/2012 Les commentaires sont fermés.

Aujourd’hui on parle d’un des films les plus culte qui existe! Tout le monde en a entendu parler ou l’a vu, à moins d’avoir été en exile sur une autre planète durant ces 40 dernières années! Je veux parler de L’exorcisme. Alors pour la rubrique d’aujourd’hui, je tiens plus que les autres jour à mettre en garde les âmes sensibles et éventuellement éteindre ou vous éloigner du poste de radio une 15ènes de minutes.
L’exorcisme est considéré comme un film d’épouvante, américain, réaliser par William Friedkin en 1973 et adapté de l’ouvrage du même nom de 1971 écrit par William Peter Blatty.
Le film s’ouvre sur des fouilles archéologique en Irak effectuées par un vieux prêtre. Il découvre alors une petite tête de statuette d’un démon et commence à être troublé par les visions macabres qui s’ensuivent et à s’interroger sur la nature du Mal au sein de l’Humanité.
Au même moment à Washington, la maison de l’actrice Chris MacNeil est troublée par des phénomènes étranges : elle est réveillée par des grattements mystérieux provenant du grenier, tandis que sa fille Regan se plaint que son lit bouge. Les crises se font de plus en plus fréquentes. En proie à des spasmes violents, l’adolescente devient méconnaissable.
Chris décide de faire appel à un exorciste. S’engage alors une dramatique épreuve de force pour libérer Regan.

Je voudrais remonter le temps dans les années 40, et vous parler de la véritable histoire d’un jeune garçon, celle de Robbie Mannheim. Vous allez me dire mais qui est-il et pourquoi vous en parler? Et bien On ne sait pas vraiment qui il est car son identité est restée secrète. Mais on le connaît aussi sous le pseudonyme de Roland Doe. Alors Pourquoi tant de mystère ? Parce qu’il a fait l’objet d’un exorcisme, à jamais inscrit dans les annales du Maryland. Cet enfant n’est autre que… celui qui a inspiré le film. Robbie-Roland est né dans les année 30. C’est l’église catholique qui lui a donné le pseudo de Roland Doe ; c’est la procédure habituelle. Plus tard, l’écrivain, William Peter Blatty, racontera le cas dans un livre, en donnant un autre nom à l’enfant, Robbie Mannheim. Son identité réelle n’a jamais été révélée. Tout ce qu’on sait de cette affaire vient principalement du journal tenu par un prêtre. Dans la presse de l’époque, les articles venaient d’autres sources. William Peter Blatty a écrit son livre Posessed, vendu à 13 millions d’exemplaire rien qu’au USA, qui inspirera L’exorciste, le film le plus effrayant du cinéma.

Le film met en scène Ellen Burstyn, Max Von Sydow, Jason Miller et Linda Blair.
L’Exorciste est devenu l’un des films d’horreur les plus rentables de l’histoire avec plus de 400 millions de dollars de recettes dans le monde entier. Il est également considéré comme un classique du cinéma, et l’American Film Insitute l’a classé 3ème meilleur thriller derrière Psychose et les Dents de la mer. Il a reçu 2 Oscars et 4 Goldens Globs. Le film a été commercialisé aux Etats-Unis par Warner Bross le 25 décembre 1973, et une version restaurée est sortie en septembre 2000.

L’intrigue s’ouvre alors aux Etats Unis à Washington. L’actrice de cinéma Chris MacNeil jouée par Ellen Burstyn semble mener une vie heureuse avec sa fille Regan, jouer par Linda Blair et son très bon ami Burke. Chris commence à faire suivre des traitements médicaux à sa fille dont les médecins voient en elle de simples troubles nerveux dus à la pré-adolescence. Mais elle est de plus en plus inquiète car elle en proie à des spasmes violents et à d’étranges symptômes devenus fréquents. En plus au cours d’une soirée à la maison des MacNeil, Regan alors alité descend dans la salle de réception et, s’adressant à Burke, dit avec une conviction froide et inquiétante ces mots étranges:«Tu vas bientôt mourir», puis urine sur le tapis. Suite à cet incident, la mère décide d’accélérer les démarche auprès des médecins. Mais, les spasmes continuent, s’intensifient, et deviennent de plus en plus mirifiques, Regan parle avec une voix de vieille femme alcoolique et fumeuse, elle dévale les escaliers sur les mains et les pieds à l’envers en crachant du sang, tient des propos violents et son visage ressemble de plus en plus à celui d’un démon.

Parallèlement aux événements, un inspecteur mènera l’enquête. Il interrogera le Père Karras joué par Jason Miller, et la mère de Regan. Dans un deuxième temps, Chris fait appel à un psychiatre car elle pense avoir affaire à un cas de dédoublement de personnalité. Cela ne durera pas longtemps car non seulement Regan abrite en elle une autre personnalité mais celle-ci, est en plus un être indubitablement démoniaque et violent. Une seule conclusion s’impose à elle: sa fille est possédée et elle doit solliciter l’impensable pour elle parce que nous sommes au XXe siècle et qu’elle n’est pas croyante: un exorciste.
Elle contacte alors le père Karras qui rencontre Regan ou plutôt le démon qui a pris corps en elle. Karras commence alors le travail d’exorcisme.
Un soir, il est appelé d’urgence à la maison des MacNeil pour observer un étrange phénomène: sur le ventre de la fillette possédée, apparaissent ces mots « Sauvez-moi »
Karras effectue alors les démarches auprès de l’Église pour obtenir le droit de pratiquer un exorcisme. Cette dernière accepte mais confie le rôle de l’exorciste au Père Lankester Merrin joué par Max Von Sydow, prêtre expérimenté ayant déjà pratiqué un exorcisme en Afrique. Merrin et Karras commencent donc leur travail sur le démon en récitant des prières et des «formules d’exorcisme», lui jettent de l’eau bénite, mais le démon résiste dans des manières surnaturelles, il crache un étrange vomis vert, se met à léviter au-dessus du lit, ou encore pivote la tête à 360 degrés.

L’exorcisme est vain, Karras dans un accès de rage provoque le démon pour qu’il prenne possession de lui, le démon s’exécute, comprenant que le monstre est en lui, il saute par la fenêtre et meurt pour éviter que le démon perdure.
Des jours plus tard, la famille MacNeil déménage. Regan est redevenue comme avant, malgré les marques physiques de violence. La vie reprend son cours normal.

La réalisation de ce film à été proposée à bien des réalisateur, en autre Alfred Hitchcock, qui refuse d’acquérir les droits du livre et par conséquent de le réaliser. Stanley Kubrick est approché et accepte le projet à la condition de le produire lui-même ce que la production refuse. William Peter Blatty soumet alors le nom de William Friedkin qui vient de réaliser French Connection. Le succès du film encourage alors le studio à l’engager.
Pour ce qui est des rôles, là aussi un grand casting, pour celui de la mère actrice, Shirley Mac laine, Jane Fonda qui considère le projet comme « un tas de merde capitaliste, Audrey Hepburn, Barbara Streisand et finalement Ellen Burstyn, tout juste honorée au Oscars, accepte à la condition que son personnage n’ait pas à dire « je crois au Diable ».
Pour le rôle de Regan MacNeil, William Friedkin rencontre près de 500 actrices de 11 à 15 ans. C’est alors que Linda Blair, actrice depuis l’âge de 6 ans, se présente accompagnée de sa mère.«Elle était intelligente, spontanée, attachante. Aucune des six candidates en lice à l’époque ne lui venait à la cheville. Le réalisateur pensait qu’elle conviendrait parfaitement, qu’elle possédait une mentalité susceptible de l’intégrer à ce personnage sans qu’elle en soit traumatisée psychologiquement.» et engage donc la jeune actrice. Elle recevra d’ailleurs un Golden Globes pour la meilleurs actrice dans un second rôle.
Se dépécher de parler tapis juste juste

Warner Bros propose Marlon Brando pour interpréter le Père Merrin, mais Friedkin s’y oppose trouvant l’acteur trop connu. Le rôle revient donc à Max Von Sydow. Paul New Man et Jack Nicholson sont contactés pour le rôle du Père Karras, mais le réalisateur choisira finalement Jason Miller, acteur sans aucune expérience au cinéma. L’exorciste comporte aussi une Bande originale qui nous colle à la peau et qu’on ne peut oublier! Qui n’a pas les poils qui se dresse en entendant les 1ères notes de Tubular Bells composée par Mike Oldfield? Choisi par Friedkin lui-même dans le copieux catalogue musical Virgin. Olfield l’avait fait préalablement au projet, il s’agit d’un extrait de l’album Tubular Bells. Il devindra d’ailleurs populaire après la sortie du film. Ce thème, froid et lancinant, exerça une certaine influence sur la musique de films du genre, notamment sur celle composée par John Carpenter pour bon nombre de ses propres réalisations. Et il ne faut pas oublier non plus le non moins effrayant String Quartet, composé par Krzysztof Penderecki.
L’exorciste remporta d’ailleurs en 1973 outre l’Oscar du Meilleur Scénario, celui du Meilleur Son.
Aller un petit extrait, histoire de bien vous mettre dans l’ambiance….
Musique Mike Odfield Tubular Bells lancer le tapis suivant 4 secondes avant la fin de la musique

Le film à été parodier maintes et maintes fois, entre autre dans Scary Moovies 2 avec la scène de l’exorcisme proprement dite et également dans les guignols de l’info, c’est dire si ce film est culte.
Plusieurs suites sont envisagées alors que l’équipe technique et de distribution s’y opposent, les William’s se rencontrent néanmoins pour développer une idée, mais y renoncent. Les mêmes acteurs sont approchés et la plupart refuseront. Linda Blair finira par accepter mais va regretter et dit aujourd’hui que c’est l’une des plus grande déception de sa carrière.
Il y aura en tout 5 films qui suivront le 1er entre 1977 et 2005, mais qui n’obtiendront évidemment pas le même effet médiatique.
L’exorciste reste à ce jour l’un des films les plus effrayant, dont on ressort ébranlé, un film surprenant et choquant de part son thème! Film qui a rapporter je vous le rappelle, jusqu’à ce jour plus de 440 millions de dollars dans le monde entier, et est classé 1er parmi les 20 films les plus regardé de l’année 73. Il est troublant pour tout les publics, en particulier les plus sensibles, j’entend par là ceux qui ont tendance à « vivre » les films qu’ils voient. A l’époque il n’y avait jamais rien eut de tel à l’écran, c’est pourquoi aujourd’hui il est désormait un classique du cinéma d’horreur.

C’est pas chic, mais qu’est ce que c’est choc! NON?!

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CINEMA CHOC « LES IDIOTS »

22/02/2012 Les commentaires sont fermés.

J’ai choisi aujourd’hui pour continuer dans la série de film choc, « Les Idiots ». Ce n’est pas un film avec de la violence proprement soit dite mais plutôt un film avec un sujet un peut bizarre qui peut être violent pour certaine âmes. Il raconte l’histoire d’un groupe de jeunes gens anti-bourgeois, doté d’un appétit de vie féroce qui passent leur temps à chercher leur « idiot intérieur », en libérant leurs inhibitions et en se comportant comme s’ils étaient mentalement retardés en public. Ils explorent les valeurs cachées et les moins appréciées de l’idiotie par conséquent provoquant l’opinion de la société, le politiquement correct. Ils estiment que la société dans son ensemble traite leur intelligence de façon non créative et sans défis. Ainsi, ils cherchent l’humiliation et les situations dégradantes.
Les Idiots est un film danois (Idioterne) sorti en 1998 et réalisé par Lars Von Trier un réalisateur un peut dérangeant et dérangé dont nous parlerons plus en détail après. Les Idiots est le premier film de Lars Von Trier fait conformément au manifeste Dogme 95 et le deuxième film de la «trilogie cœur en or» qui inclut Breaking the waves 1996 et Dancer in the Dark 2000.

Le début du film commence avec une femme, Karen, assise dans un restaurant chic, elle observe une jeune femme, Susanne, qui essaie de faire manger proprement deux hommes, handicapés mentaux. L’un d’eux, Stoffer, se prend d’affection pour Karen. L’autre, Henrik, perturbe le repas. Agacé, le garçon leur demande de partir. Karen les accompagne. Dans le taxi, elle comprend que ces deux personnes ont joué les idiots. Elle est involontairement impliquée dans le jeu de ce petit groupe, mais finalement, va décider de rester un peut avec eux. La communauté joue les débiles à la piscine, puis à Copenhague. Ils sont ravis à chaque fois que l’un d’entre eux trouve une nouvelle manière de dépasser les limites de la bêtise. Pour vous dire qu’un jour, l’or d’un faux anniversaire une partouze est organisée, avec l’accord plus ou moins tacite des participants. Et ce qui est certain c’est que ce passage lui n’est pas faux, c’est bien réel, et on voit tout, pas longtemps mais assez pour en rester bouche bée. C’est du Lars Von Trier.Par la suite le chef du groupe veut aller encore plus loin. Il faut que chacun soit capable de rentrer chez ses proches et de jouer les débiles, dans sa famille ou au travail. Alors y arriveront-ils ou pas? Je ne vous le dirais pas il faudra voir le film.

Le film est structurée par le trajet de Karen. Car tout prend sens à partir du malheur de cette dernière dont le visage ressemble à un masque tragique. Ses interventions brèves structurent le film en le ponctuant selon une certaine logique. Elle résiste maladroitement à la folie du groupe, et finalement c’est elle qui va le plus loin dans la transgression sociale. Elle va prendre conscience d’un tas de chose concernant sa vie et va les changer. Cette communauté en sympathie avec son malheur devient le seul repère affectif de Karen. Réciproquement, l’expérience des idiots trouve dans le tragique sa véritable raison d’être.

Parlons à présent du réalisateur, Lars Von Trier. Il fait sa première apparition à l’écran comme acteur, en 1968, dans la série télévisée L’Eté Mystérieux.
Dérangeant, Lars Von Trier est un réalisateur qui fascine et avec qui on ne ressort jamais indemne de ces films. Dans les Idiots le scénario est poussé à l’extrême par ces acteurs qui n’ont vraiment pas froid aux yeux et qui se sont donnés à fond… et… bien à fond! là je veux parler de la scène de la partouze.
Lars Von trier prête autant d’attention à ses acteurs qu’aux gens qui les regardent. Ce qui l’intéresse dans ces expériences n’est pas seulement la notion d’attentat mais aussi la façon dont l’attentat se développe peu à peu, dont le regard change. Mais Lars Von Trier va encore plus loin. Son point de vue est étrange et déstabilisant. D’abord, on pense que ce n’est qu’une simple provocation. Et puis, on comprend quelque chose de plus. C’est une provocation, certes, dirigée contre le monde, ou la société, mais contre toute forme de société en général.

De son véritable nom Lars Trier (il ajoutera le «von» aristocratique durant ses années d’école de cinéma), ce réalisateur et scénariste est aussi un des fondateurs du Dogme 95 qui définit d’après dix règles précises une façon de filmer. Je reviendrait plus en détail sur ce Dogme dans quelques instants.

Von Trier cherche fréquemment à réinterpréter des genres très codifiés tels que la comédie musicale « Dancer in the Dark », le film noir « The element of crime » ou le film d’épouvante « l’Hôpital et ses fantômes », en leur imprimant un style très personnel qui donne une grande place à la caméra portée.

Depuis le début de sa carrière, il adopte régulièrement une attitude polémique ou provocatrice, soit dans ses films soit dans ses interviews. Dès son premier long métrage, Element of crime(1984), il déclare: «J’espère de tout cœur que le film sera vu comme immoral. Je ne tiens pas à contenter les gens, je veux qu’ils prennent position».

Puis lors du Festival de Canne en 2011, il multiplie les provocations, à l’occasion de la projection de son film Melancholia. Lors du «photocall», il commence par tendre son poing droit où il s’est fait tatouer le mot «FUCK». Ensuite, lors de la conférence de presse, il affirme entre autres son intention de faire un film pornographique de 3 ou 4 heures avec Kirsten Dunst et Charlotte Gainsbourg sur requête de ces dernières, vous cibler un peut le personnage là?!

Et maintenant je voudrais aborder plus en détail la manière dont à été tourné le film, sous le Dogme 95. Les films «dogmatiques» selon ce mouvement répondent à un style de réalisation épuré, simplifié: pas ou peu de montage, avec des prises de son en direct, et filmé caméra sur épaule. Son style et ses thématiques sont parfois influencés par les maîtres de l’école scandinave, Dreyer et Bergman, ainsi que par le réalisateur soviétique Tarkovski.
Le manifeste du Dogme95, écrit à Copenhague par Lars Von Trier et Thomas Vinterberg, est daté du 13 mars 1995 mais il sera proclamé officiellement et publiquement le 20 mars 1995 au théâtre der l’Odéon à Paris, dans le cadre d’une rencontre sur le centenaire du cinéma.
Le Dogme95 est lancé en réaction aux superproductions anglo-saxonnes et à l’utilisation abusive d’artifices et d’effet spéciaux donnant du coup des produits formatés, jugés anodins et impersonnels. Le but du Dogme est de revenir à une sobriété formelle plus expressive, plus originale et ainsi être capable d’exprimer les enjeux artistiques contemporains. Dénudé de tout atrait esthétique et en prise avec un réel direct, les films qui en ressorte donnent un style vif, nerveux, brutal et surtout, réaliste, généralement tourner avec une caméra 35mm portée au poing ou à l’épaule et avec improvisation de plusieurs scènes.
Les promoteurs du Dogme, n’appliqueront jamais totalement ces principes, en particulier le dixième, ( qui est que le réalisateur ne doit pas être crédité) mais tenteront de s’en approcher le plus possible. Un label « officiel » marque les films répondant suffisamment aux critères du manifeste.

Pour finir avec ce sujet de réalisation voici, Le Vœu de chasteté du Dogme95 écrit par Lars Von Trier et Thomas Vinterberg.
1. Le tournage doit être fait sur place. Les accessoires et les décors ne doivent pas être amenés (si on a besoin d’un accessoire particulier pour l’histoire, il fait choisir un endroit où cet accessoire est présent).
2. Le son ne doit jamais être réalisé à part pour des images, et inversement (ce qui veut dire qu’aucune musique ne doit être utilisée à moins qu’elle ne soit jouée pendant que la scène est filmée). C’est pourquoi par rapport à ce point les tapis de cette rubrique que vous entendez ne sont pas du film, car il n y a pas de musique dans c efilm, eh oui. C’est pourquoi j’ai fait une sélection de grand classique de film et d’autres
3. La caméra doit être portée à la main. Tout mouvement, ou non-mouvement possible avec la main est autorisé. (Le film ne doit pas se dérouler là où la caméra se trouve; le tournage doit se faire là où le film se déroule).
4. Le film doit être en couleurs. Un éclairage spécial n’est pas acceptable. (S’il n’y a pas assez de lumière, la scène doit être coupée, ou une simple lampe peut être attachée à la caméra).
5. Tout traitement optique ou filtre est interdit.
6. Le film ne doit pas contenir d’action de façon superficielle. (Donc les meurtres, les armes, etc. ne doivent pas apparaître).
7. Les détournements temporels et géographiques sont interdits. (C’est-à-dire que le film se déroule ici et maintenant).
8. Les films de genre ne sont pas acceptables.
9. Le format de la pellicule doit être au format académique soit en 35mm.
Et enfin
10. Comme je vous en ai déjà parlé le réalisateur ne doit pas être crédité.

Pour terminer
La violence du film a un spectre bien plus large que ce qu’on voudrait croire au début. C’est une violence qui se retourne contre l’humain. C’est une expérience qui naît sous nos yeux puis s’autodétruit. Il y a l’engouement assez primaire des premières scènes, l’ambiguïté des suivantes, puis la mise à mort des dernières. D’ailleurs a scène de fin et d’une véritable puissance! Ce film osé repose avant tout sur les acteurs qui sont justes géniaux. A voir pour comprendre. L’oeuvre est perverse sans conteste mais au combien réfléchie sous son masque de grotesque.
Emotionnellement, rarement un film aura fait ressentir autant de sentiments opposés au spectateur, qui peut passer du rire à la gêne puis au malaise intenable dans la même scène. Un revirement complet en terme de cinématographie…si votre cerveau peut le supporter, c’est à ne pas manquer!

« Les idiots », donc, amènent obligatoirement, pour peu que l’on se laisse prendre au jeu, à de profonde réflexions, sur le détachement, la réalisation de soi, l’art et la société moderne et nous conduit à reconsidérer, réanalyser nos propres valeurs morales et notre rapport intime à la société, comme plus aucun film ne nous en laisse la possibilité aujourd’hui. Lars Von Trier nous fait nous questionner en touchant là où çà fait mal et ne cherche nullement à caresser les idées reçue dans le sens du poil, réalisant ainsi un film totalement subversif.

c’est pas chic, mais qu’est-ce que c’est choc! NON?!

Pour terminer cette rubrique, voici venu le temps des rires et des chants, non je rigole, voici venu le temps de répondre à ma question pour gagner deux billets de cinéma
De quelle origine est le film? Danois

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