Nouvelle scène Française « Gaëtan Roussel » 25 février 2011

25/02/2011 Les commentaires sont fermés.
Pour créer Louise Attaque, ils se mettent en quête d’un nouveau compère et punaisent une annonce dans un studio de répétition, «avec des références comme Tom Waits, Nick Cave, Violent Femmes». Arnaud Samuel, alors prof de physique, passe par là. Et postule. Nous sommes en 95. «Ils avaient décidé de passer à l’acoustique et cherchaient un violoniste», se souvient l’intéressé, qui parle d’une «amitié profonde et précieuse» avec le chanteur. «La première fois que j’ai rencontré Gaëtan, il m’a parlé en laçant ses baskets. Cette image, c’est tout lui: un mec ouvert, décontracté. On s’est toujours respectés même si on n’était pas d’accord, on ne s’est jamais engueulé. Pour lui, la vie, c’est le mouvement.» Le violoniste ajoute: «Il m’a fait découvrir Fernando Pessõa. Gaëtan est à mes yeux très proche de l’écrivain qui décrit son double aux mille vies.»


Dame Ginette

Rubrique Cinéma Japonais 25 février 2011

25/02/2011 Les commentaires sont fermés.
Le film d’aujourd’hui

ZATOICHI

Aujourd’hui je vais vous parler de Zatoichi de Takeshi Kitano, sorti en 2003. Un film de Samouraïs, de sabres et de sang qui gicle, de paysans pas contents, un masseur aveugle qui manie l’épée comme personne… Zatoichi c’est un personnage légendaire presque centenaire qui fait partie intégrante de la culture nipponne… On écoute la bande-annonce….

Résumé

Nous sommes ici dans le Japon médiéval du 19e siècle. Zatoichi est une masseur aveugle, qui gagne sa vie en trichant aux jeux dans des tripots. Derrière la calme apparence du masseur aux cheveux blond, se cache un samouraï redoutable! Malgré son handicap, il est un maître dans l’art du sabre. Ses coups sont précis et rapides. Chemin faisant, il arrive peinard dans un petit bled. Là il fait la connaissance de deux Geishas, décidées à venger le terrible meurtre de leur parents par un dénommé Kuchinawa. Le seul hic, c’est que le village est tenu d’une main de fer par Ginzo et son terrible gang de yakusa. Zatoichi va devoir alors user avec brio de sa terrible canne-épée pour aider les donzelles en détresse et sauver le citoyen dans le besoin…

Extrait au début du Film, il est trop fort cet aveugle

A propos du film

Dans tous les films de Takeshi Kitano – quels que soient les genres visités – on retrouve la patte du réalisateur de HANA-BI qui était un polar tendre et violent, de L’ETE DE KIKUJIRO, un petit chef-d’œuvre burlesque et de sensibilité dont je vous ai parlé il y a deux jours, et, entre autre encore, de DOLLS, une œuvre contemplative, picturale et proche du théâtre de marionnettes typiquement japonais. Dans Zatoichi donc vous avez tout : Violence, burlesque, qualité plastique de l’image et même de géniaux numéros de petite comédie musicale.

Nous avons donc un Takeshi Kitano qui se lance ici dans le film d’époque, de costumes et de sabres. Une grande première. Mais surtout et pas des moindre il s’attaque à un mythe. Parce que Zatoichi c’est quoi ? C’est qui ? Le scénario s’inspire d’un personnage légendaire et ultra populaire de la culture Nipponne. Zatoichi. c’est avant tout un personnage inspiré d’un roman de Kan Shimozawa du début du 20e siècle puis c’est tout un univers, il y a eu une série de films, puis série télévisée, on connaît aussi Zatoichi, sous forme de bande-dessinée, de pièce de théâtre, etc. C’est donc du lourd et du connu. Pas facile dès lors pour Kitano de s’attaquer à un mythe qui existe depuis plus de 40 ans…

Dans la série originale, de 26 films au total, Zatoichi était joué par Shintarō Katsu (né en 1931). Le tout premier film de la série date de 1962 et il est en noir et blanc. Le vingt-cinquième film date de 1973, donc onze ans après le début de la série. Le 26e et dernier épisode sort en 1989 soit 16 ans après le 25e, ! Celui-ci est réalisé par Shintaro Katsu lui-même (l’acteur principal!). Il avait donc 31 ans la première fois qu’il se met dans la peau de Zatoichi à l’écran et sort de ce costume épique à l’âge de 58 ans.

Devant la lourde tache Kitano s’en sort à merveille. Pourquoi ? Comment ? Parce qu’il décide de totalement s’approprier le personnage. Un nouveau look, une nouvelle histoire, pas question de reprendre du déjà existant, aucun intérêt pour lui. Il donne donc un style plus sobre au personnage, qu’il orne d’une coupe de tiff blond platine, d’un kimono uni (l’original était haut en couleur) et d’une canne-épée rouge sang des plus élégante. Les combats à l’épée sont d’ailleurs un des points fort du film. Chorégraphiés de main de maître, ces scènes comportent un détail que vous ne manquerez pas de remarquer: le sang. En effet si les combats sont super rapides, les gerbes de sangs ont été volontairement exagérées par ordinateur dans le but de le rendre graphique et que justement, en appuyant sur la présence du sang presque à outrance, bien rouge, bien brillant, bien cohagulant, il rend la violence «surréaliste, voir irréelle» ce qui permet au spectateur de ne pas être choqué par tant de sauvagerie. Parce que finalement, on vient au cinéma pour se faire plaisir et non pas pour être dégoûté à vie.

Un mot encore sur la présence de la musique. Nous avons à l’écran un héros aveugle qui tabasse au sabre comme personne, et ça, c’est grâce à sa sensibilité auditive exacerbée. Pour rendre compte de cela, il glisse dans son film quelques séquences de comédie musicale décalées, sur une musique rythmée sortie de nul part, à laquelle les protagonistes semblent adapter leurs gestes, dans une sorte de chorégraphie imprévue qui frôle le burlesque mais qui rend compte de l’acuité auditive exceptionnelle du héros. On voit alors par exemple une horde de paysans pas contents faire des claquettes en coeur dans la rizière juste avant un affrontement de la plus haute gravité.

En bref et au final Kitano a rarement paru aussi libre, associant scènes de sabre et moments comiques, les confondant parfois, avec une virtuosité folle, qui le conduit à tout se permettre. « Zatoichi » c’est deux heures d’un plaisir jubilatoire rare. C’est que du bonheur quoi. Même pour ceux qui ne courent pas après les films de sabres, parce que le film mérite d’être vu presque uniquement pour l’exercice de style du maître japonais, j’ai nommé Takeshi.

LA MUSIQUE DU FILM

La musique de ce film est composée par Keiichi Suzuki, un compositeur japonais de musique de jeu vidéo qui travaille principalement pour la société Nintendo.

Alors que l’on s’attendrait plutôt à trouver un Joe Hisaishi pour la bande son, comme pour Kikujiro et finalement dans la plupart des autres films de Kitano, c’est Suzuki qui s’y colle et qui crée la surprise en livrant une musique étrange, électronique, et souvent en totale opposition avec l’époque médiévale représentée à l’écran. On est loin des mélodies mélancoliques composée pour l’été de Kikujiro, il fallait ici quelqu’un capable d’entrer en harmonie avec l’ambiance délirante du film.

Deux extraits qui,  à mon goût, sont vraiment bons

Pour conclure, Zatoichi c’est biensûr un film que je vous conseille de voir, si vous avez décider de vous lancer dans la découverte du cinéma nippon, c’est un morceau de choix à ne pas manquer! Et si après l’été de Kikujiro ET Zatoichi, vous vous prenez de passion pour l’univers de Takeshi Kitano, essayez sans attendre Hana-Bi, Dolls, ou encore Battle Royle dans le quel il tient le rôle principal.

Kitano c’est LE NOM à connaître quand on se targue d’aimer le cinéma japonais! Voilà!

Final du film

Dame Ginette

Nouvelle scène Française « Feloche » 25 février 2011

25/02/2011 Les commentaires sont fermés.
Une étonnante musique s’échauffe dans le corps nerveux de Feloche, une sorte de chanson rock cajun. Tout feu tout flamme, ce bouilleur de cru du bayou pousse sa voix éraillée et sa mandoline vaudou sur des harmonies tendues qui détonnent dans le paysage musical. À mi-chemin de l’électro, de la chanson et du rock-steady sauvage, il décale tous les genres avec une énergie folle et crée un son inédit et actuel, tout à la fois fiévreux et flottant, doux et frénétique, dissonant et mélodique, que tout amateur de transe musicale se doit de découvrir. Ex-membre du mythique groupe soviétique VV (Vopli Vidopliassova), cette terreur de la mandoline est également producteur et l’un des deux protagonistes de Pantin, duo de musique électronique décalé.


Sur scène, Féloche est entouré de Léa Bulle (acordéon-trompette-samples) et de Christophe Malherbe (contrebasse). La machine electro-cajun se met alors en marche, à coup d’huile de “joie de vie” et de gris-gris sonores… “eh toi ! viens donc écouter le son du bayou urbain !”
Dame Ginette

Nouvelle scène Française « Karimouche » 25 février 2011

25/02/2011 Les commentaires sont fermés.
Karimouche expérimente l’acoustique entraînante des grises cages d’escaliers et accorde la comédie à ses tours de chants.
Cette jeune artiste, fraîchement débarquée, a de la gouaille et l’art de se balader à travers différents univers. De la chanson française à la musique hip-hop où se mêlent poésie, humour et chanson de rue ; du théâtre au slam en passant par le rap, elle affine et affirme les contours d’un univers musical fort singulier. Urbaine jusqu’au bout des ongles, danseuse, rappeuse, chanteuse, conteuse, baroudeuse. Et tout ça vous le découvrez depuis une semaine !
Dame Ginette

Découverte Suisse « Orpheline » 25 février 2011

25/02/2011 Les commentaires sont fermés.

Orpheline, naviguons encore un peut à travers les titres de l’album, à la découverte de ces multiples facettes qui font donc son identité. «Let’s go» dance et dynamique, «Am I Alive» tendu, «What Time Is it?» pop et accrocheur…

«Tu ne m’as même pas demandé mon prénom», dit-elle dans la version en français de «Shy Boy»… A propos, pourquoi se cache-t-elle derrière le pseudonyme d’«Orpheline»? «Je ne me cache pas du tout, au contraire, répond-elle. Je crois même qu’à travers ce nom, j’apporte quelque chose de profond. Ce nom pour moi représente un passage. Des fois, quand on est jeune, on se sent seul, abandonné par la société, parfois même par la famille, les gens qu’on aime. On passe alors par une phase de souffrance où on recherche son identité. ‘Orpheline’, c’est cela».

Orpheline, c’est donc le nom de scène qu’elle s’est choisie. Non pas que le parcours de celle qui se prénomme en réalité Deborah fasse pleurer dans les chaumières. La jeune femme de 24 ans a donc choisi ce pseudo pour évoquer l’adolescence.

Le titre d’aujourd’hui

Whisper

Dame Ginette