Nouvelle scène française « Thomas Fersen »

Fersen explique dans une interview qu’on lui demandait toujours si il avait écouté les grands maîtres de la chanson française… Par insolence, il aime répondre que non, c’était la chanson paillarde qui l’avait initié, ce qui est vrai, en plus. C’est comme ça qu’il a découvert la chanson, à l’école communale car à la maison ils n’écoutaient pas ça. Il aime à dire qu’il en a un répertoire assez long dans lequel il aimait briller. Et ça se sent dans ses chansons : elles ont cette forme et ces structures. Elles n’en n’ont pas le contenu mais elles ont la rime, elles sont toujours au présent. Elles contiennent des sous-entendu et ce ramdam propre à ce style… Elles sont construites, ce ne sont pas des phrases qui évoquent des choses, c’est une histoire, il y a une chute, un côté ritournelle. Il explique que c’est pour ça qu’il a vraiment rencontré la chanson quand il était gamin.

Quand il ’écrit ses chansons, elles sont destinées à être interprétées sur scène, D’ailleurs sur scène, Thomas Fersen fait preuve d’une belle générosité et d’une belle énergie. Il s’est créé un personnage, et s’amuse avec le public.
Pour lui le principe même de faire du spectacle, c’est la générosité. Il a envie de donner beaucoup aux gens qui sont venus et qui ont payé leur place. Ecrire des chansons c’est dans la tête, c’est intellectuel comme travail, alors que le concert, c’est physique. En tout cas il met les pieds dans la vie à fond parce qu’il aime l’humanité des concerts et cette chaleur humaine. Et moi j’en vécu un et franchement c’est une découverte extraordinaire.