Nouvelle scène française « Les Têtes raides »

En 1998, le label Tôt ou Tard ressort en digipack les disques de Tête Raides depuis Not dead but bien raides. Les ventes dépasseront dans l’ensemble le million de copies. Durant cette période, Têtes Raides donne entre 100 et 150 concerts par an et participe aux grands festivals comme le Printemps de Bourges ou les Francofolies de la Rochelle. Début 99, ils donnent des concerts dans une salle du Barbès populaire : Le Lavoir Moderne Parisien avec le spectacle NON. Ce sont des soirées-concerts durant lesquelles le groupe fait des performances où alternent musique, jeux théâtraux, recettes de cuisine et poésie. Pour l’occasion, Têtes Raides se produit sans micro, en version acoustique, entre projections d’un film d’animation en noir et blanc des Chats Pelés et des lectures de Rimbaud, Camus, Virgile. La même année, Têtes Raides prend part à l’album live de Yann Tiersen, Black Session, avec la chanson La Noyée. En novembre 2000, c’est la sortie de l’album Gratte Poil qui verra ses 200 000 ventes récompensées par un disque de platine. L’album est enregistré en studio, en prise directe avec une belle brochette d’invités:Yann Tiersen au violon sur Le Cabaret des nues (qui invitera à son tour Têtes Raides à participer au disque L’absente enregistré pendant la même période), Jean Corti au bandonéon dans Gratte Poil, et Noir Desir dans L’iditenté, dédiée à la lutte des sans-papiers et contre les exclusions sociales. Les textes sont pour le plupart signés par Christian Olivier. Une longue tournée pour promouvoir ce nouveau disque commence en janvier 2001, et Têtes Raides se produira dans trois endroits différents de Paris : La Cigale, le Bataclan et le Palais des Sports devant 5000 personnes, pour continuer ensuite dans le reste de la France et dans les festivals (Printemps de Bourges, Fête de la Musique de Paris, Vieilles charrues en Bretagne, Fourvière à Lyon), jusqu’en décembre 2001.
Le 30 avril 2002, en réaction à la victoire au premier tour des élections présidentielles du candidat d’extrême droite Jean-Marie Le Pen, Têtes Raides, Yann Tiersen et Noir Desir (entre-autres) se produisent sur une place de Lyon devant plus de 7000 personnes pour un concert gratuit dénonçant la dangereuse dérive politique du pays. L’évènement est précédé d’une série de concerts improvisés jour après jour dans de nombreuses villes. Ils adhérent également à la campagne contre la peine capitale et se produisent au Zénith de Montpellier. Les concerts jouer pendant un mois, au Théâtre parisien des Bouffes, un de leur rêve, Têtes Raides donne à entendre pour la première fois certaines chansons du nouveau disque Qu’est-ce qu’on s’fait chier ! qui sortira le 16 septembre de l’année suivante, en 2003.C’est le huitième album studio ; les différents styles de musique qui ont accompagné Têtes Raides pendant 20 ans s’y mélangent : rock, ska, tango, chanson d’auteur, danses tziganes, fanfares de l’est, collages surréalistes, mais l’album a dans l’ensemble une empreinte rock et marque le début d’une nouvelle phase créative.
Civili Qu’est-ce qu’on s’fait chier!