Nouvelle scène française « Les Têtes raides »

Après avoir sorti leur 45 tour « c’est quoi » en 88, leur 1er album auto-produit l’Ip Not dead but bien raides en 89, puis le second voit le jour en 92 avec les oiseaux. La même année, l’album Fleur de Yeux est en cours de préparation. Il sort en 93 et sera présenté avec une semaine de concerts dans la salle d’art et d’essai de l’Entrepôt de Paris, puis dans le reste de la France. Oui vous l’aurez compris ils produisent et ne s’arrêtent pas, ils vivent pour leur musique. Fleur de Yeux représente le premier succès souligné par la critique: il est qualifié de « disque de l’année » par Télérama, Libération et Le Monde. Comparé aux Oiseaux, les sons de cet album ressentent la présence majeure des cuivres, en rappelant dans certains morceaux la fanfare, tandis que les textes continuent à osciller entre prose, poésie, ironie et mélancolie, et proposent de fréquentes incursions dans l’univers surréaliste. Le succès de cet album conduit Têtes Raides à faire des concerts dans les plus grandes salles parisiennes comme au Théâtre Trévise et au Casino de Paris. Si la musique, les textes et les performances scéniques séduisent de plus en plus, les ventes des disques ne permettent pas aux membres du groupe de se maintenir avec le seul fruit de leur travail créatif. De 7 musiciens, le groupe passe à 14 personnes en tournée. C’est seulement avec la sortie du Bout du Toit que Têtes Raides commence à se construire une certaine indépendance économique.
Pauvre Martin Les oiseaux chantent Brassens