Nouvelle scène française « Les Têtes Raides »

Tête raides sort donc son 1er 45 tour en 88 et la pochette de l’album est, comme le seront les suivantes, illustrée par le collectif d’art graphique Des Chats Pelés. En novembre de la même année, le groupe se produit au Sentier des Halles de Paris. Les concerts de Têtes Raides sont déjà un mélange de musique et de théâtre, avec Les Chats Pelés qui dessinent les scénographies et qui signent les animations projetées pendant les spectacles. Dans la salle, parmi le public, il y a Francis Kertekian, fondateur du label indépendant Just’in, qui dira par la suite que même si la musique était loin d’être parfaite, ce qui l’a vraiment touché c’était ce comportement, ce mode d’être, ce discours différent qui mettait avant tout Têtes Raides sur une sorte d’archipel, sur un monde à part, qui devait exister. On voyait déjà cette alchimie entre musique, texte, graphiques et scène qui donnait envie d’adhérer et de partager leur projet.
Pendant les premiers mois de 1989, Têtes Raides sort son premier album auto-produit, enregistré dans une cave.
C’est l’Ip Not dead but bien raides qui sera distribuée par le label Just’in. La musique mélange rock et punk à la chanson d’auteur, à la chanson «réaliste»; les textes irrévérencieux et pétris d’ironie sont écrits en français ou en anglais. Sur cet albume on trouve le titre Ginette, «la chanson-affiche» qui pour beaucoup représente l’histoire et l’univers créatif de Têtes Raides. On va découvrir ce morceau, qui je trouve est superbe, et pour la petite histoire, je les ai vu en concert dans un petit festival au fin fond d’une forêt en haute savoie, et ce titre, eh bien la scène n’est éclairée que par une lampe à incandescence suspendue au bout d’un long fil, que le chanteur s’amuse à balancer et faire tournoyer. ben j’vous jure, c’est juste extra. Juste un moment clef, que les fans attendent avec impatience! Aller on écoute Ginette, elle est pour moi celle-ci 😉