Nouvelle scène française « Les Hurlements d’Léo »

Heureusement, les Hurlements d’Léo ne mangent pas de ce pain aigre du souvenir frelaté. Comme je vous l’ai dit hier, une petite baisse de motivation qui fait que chacun part de son côté mais jamais trop loin des autres. Les Touffes Krétienne, Kebous, El Comunero et bien d’autres naissent ou se nourrissent de la lumière projetée par l’explosion des Hurlements. On se croise, se recroise, on fait des choses ensemble, ou pas, mais l’esprit du groupe reste présent comme un leitmotiv imperceptible et lorsqu’en 2009, Pepito, le trompettiste, rameute tout le monde pour repiquer au truc, le temps de la réflexion s’impose mais les quatre qui n’avaient pas raccroché répondent présents. Quatre «nouveaux» sont intégrés, qui avaient tous plus ou moins fait un bout de route avec les Hurlements. On n’est pas allé les chercher très loin, ils étaient déjà de la famille, du même univers : Juju, au saxo, était des Touffes, tout comme Vincent au violon; à la batterie, Nicolas avait déjà remplacé l’ancien batteur à l’occasion, et Jean-Pax, à la basse était l’ingénieur du son façade depuis sept ans. Seul Renaud n’avait jamais directement croisé le chemin des Hurlements mais suivi des routes semblables. Répétitions campagnardes chez Laurent Kébous, tournée préparatoire en Russie pour remettre les choses en place et c’est reparti pour une nouvelle aventure. «Bordel de Luxe», c’est la réponse du groupe.