Nouvelle scène Française « Feloche » 24 février 2011

Dans son disque, Féloche parle de bayou urbain.  » C’est une image poétique de la ville, avec ses étendues d’immeubles et de béton. La banlieue, c’est poisseux, ce n’est pas la jungle et il y a un son très spécial. « A Colombes, comme à La Nouvelle-Orléans, c’est un grand mélange sonore. Dans son voisinage, Féloche entend du hip hop, des musiques kabyles, de l’opéra ou Johnny Hallyday. Pour compléter le tableau, sur le mur de son studio trône une photo de Bill Monroe (1911-1996), créateur du bluegrass et mandoliniste émérite. Avant de découvrir la mandoline, qui allait lui permettre de définir sa propre musique, Féloche a vécu mille vies. Il a étudié la guitare à l’école de jazz et des musiques actuelles, a traqué tous les instruments possibles dans les brocantes et appris à en jouer. Il est devenu ingénieur du son et créateur de musiques pour supports audiovisuels. Il a vécu l’une de ses plus grandes extases en enregistrant des maîtres du hautbois doudouk en Arménie et l’un de ses plus grands frissons en accompagnant, pour une tournée, le groupe rock culte russe V.V. (Voolun Vidopliassova), qui remplissait des stades dans leur pays. Cette histoire de musique louisianaise a démarré il y a quinze ans, lorsqu’il a acheté une mandoline d’occasion. Le soir même, il écrivait le thème de La Vie Cajun. Quel enseignement tire-t-il au final de ces expériences azimutées ?  » La musique, c’est sérieux mais ça porte à être fantaisiste, à aller vers la liberté. Un truc inspiré est inspirant et j’aime bien passer l’Inspirateur… « .
Dame Ginette