Nouvelle scène française « Debout sur le Zinc »

Debout sur le zinc, c’est donc un groupe de 7 jeunes gens pleins d’avenir crée au début des années 90, ça se passe à Rambouille, entre lycéens, tous plus ou moins partis pour des études scientifique, tous musiciens de surcroit. Christophe Bastien est l’un d’eux, rocker et leader de Spiritless Power, un groupe pur jus anglais, dont les complices ont pour nom Romain Sassigneux à la clarinette et guitare, William Lovti à la contrebasse et Cédric Ermolieff à la batterie. Un jour Christophe fait appel à ses potes Simon Mimoun au violon et Olivier Sulpice au banjo, épris de folk irlandais et féru de mélodies. Des recrues qui changent de fait la nature de leur formation: en guise de compromis, tous s’inscriront désormais dans l’acoustique d’une chanson tzigane lorgnant tant sur Brastch que sur Les Pires. Le groupe en portera longtemps, en filigrane, les traces musicales. Avec l’accordéoniste Fred Trison qui les rejoint ensuite, ils sont emballés par ce que font leurs ainés des Têtes Raides et de la Tordue et en cette période qu’ils perçoivent comme une renaissance de la chanson française, ils ont quelque peu le sentiment de s’inscrire dans le sillage de ces groupes-phares: “ Ils sont la deuxième vague“. Quitte à changer de fond de commerce, autant changer également de raison sociale. Les Troquets font office de fonds baptismaux: de ce passé limonadier leur reste la vision d’un des leurs, debout sur le zinc va faire s’époumoner plus que de raison son accordéon. Mais ça ne fait pas pour autant un groupe de chanson à boire, même si leur élixir musical est indéniablement enivrant. C’est dans la rue, à même le bitume, qu’ils effectuent, en 95, leur tournée de lancement. Avec une contrebassine, un peu à la façon de Nonnes Troppo. Dès le début ils ont « hyper envie de jouer des trucs bien, des arrangements travaillés, sans aucune note venue là par hasard ».
On écoute un extrait de leur 4ème album Les Promesse avec La Déclaration