Nouvelle scène française « 

Hier nous en étions rester à la sortie du 4ème album des Tête Raides, avec Bout du toit, avec lequel il se construise enfin une indépendance économiquie. Ben oui c’est bien beau de vivre pour la musique, mais si la musique peut faire vivre, c’est bien non?! L’album, surtout acoustique, est enregistré en juin 95 et sort dans les bacs l’année d’après. La chanson d’ouverture, St Vincent, est une dédicace à Georges Brassens, et le disque marque le début de la collaboration avec l’accordéoniste de Jacques Brel, Jean Corti. Comme dans Fleur de Yeux, et tous les albums successifs, Têtes Raides choisit de mettre en musique un texte poétique, et pour Le Bout du Toit une poésie de Robert Desnos (L’amour tombe des nues). Les autres textes de l’album sont comme toujours écrits par Christian Olivier le leader. Le 21 mai de la même année, Têtes Raides fait un concert avec Jean Corti à l’Olympia, proposant la une reprise des Vieux de Jacques Brel, chanson qui sera enregistrée en studio en 1998 pour la compilation Aux Suivants. Entre le 3 et le 7 décembre, cinq soirées-concerts ont lieu au Trianon à Paris et les enregistrements des 5 concerts constitueront le matériel pour le premier album live des Têtes Raides : Viens ! qui sortira dans les bacs en 97 chez Tôt ou Tard.
Entre juillet 1997 et janvier 1998, le groupe enregistre l’album Chamboultou, dans les bacs en avril 1998 ; il rencontre un large succès et sera récompensé par un disque d’or. L’album marque l’arrivée d’Edith Bégout, la sœur de Serge, au piano et à la trompette. Les textes du disque sont plus surréalistes que les précédents ; on y retrouve Le cœur a sa mémoire (dédiée aux victimes des camps de concentration nazis) de Mauricette Leibovitch, sœur du musicien français Francis Lemarque, et la chanson Dans la gueule du Loup de l’écrivain algérien Kateb Yacine. Cette dernière est dédiée au massacre par la police des manifestants algériens du 17 octobre 1961. Oui les Têtes Raides peuvent être politiquement dérangeants, mais au moins ils disent ce qu’ils pensent et en poésie.
St Vincent Bout du Toit